La carte de Elizabeth Blackburn
Smoko — la pause-café qui ponctue la journée

Flat white (le café du laboratoire)

BoissonÉvocationmoyen10 min

Un espresso serré recouvert de lait finement texturé, sans la mousse épaisse du cappuccino : un café velouté, court, intense, où l'amertume du grain reste au premier plan. La boisson de travail des universitaires australiens, exportée dans le monde entier.

Smoko — la pause-café qui ponctue la journée

Un espresso serré recouvert de lait finement texturé, sans la mousse épaisse du cappuccino : un café velouté, court, intense, où l'amertume du grain reste au premier plan. La boisson de travail des universitaires australiens, exportée dans le monde entier.

Vous nous reconnaissez à ça, nous autres venus du bout du monde : on commande un flat white et on regarde, dépités, le serveur new-yorkais nous tendre un grand bol de mousse. Non — un espresso net, du lait juste assez chauffé et bien lisse, versé pour qu'il reste fin sur le dessus. C'est le café des heures de laboratoire, celui qu'on tient à la main pendant qu'une réaction tourne, celui qu'on partage au coin du couloir quand une idée arrive. J'en ai bu des milliers, de Melbourne à la Californie, toujours le même petit réconfort amer.
Elizabeth Blackburn
Ingrédients
  • Café fraîchement mouluune dose d'espresso (base amère)
  • Lait entierun petit verre (rondeur et texture)
Comment on faisait : Le flat white émerge dans les cafés d'Australie et de Nouvelle-Zélande dans les années 1980, en réaction aux cappuccinos trop mousseux. Il devient le marqueur d'une culture du café de qualité (« third wave ») dont les Australo-Néo-Zélandais sont les ambassadeurs dans les villes universitaires anglo-saxonnes — exactement les milieux fréquentés par Blackburn tout au long de sa carrière.

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