Flat white (le café du laboratoire)
Un espresso serré recouvert de lait finement texturé, sans la mousse épaisse du cappuccino : un café velouté, court, intense, où l'amertume du grain reste au premier plan. La boisson de travail des universitaires australiens, exportée dans le monde entier.
Un espresso serré recouvert de lait finement texturé, sans la mousse épaisse du cappuccino : un café velouté, court, intense, où l'amertume du grain reste au premier plan. La boisson de travail des universitaires australiens, exportée dans le monde entier.
Vous nous reconnaissez à ça, nous autres venus du bout du monde : on commande un flat white et on regarde, dépités, le serveur new-yorkais nous tendre un grand bol de mousse. Non — un espresso net, du lait juste assez chauffé et bien lisse, versé pour qu'il reste fin sur le dessus. C'est le café des heures de laboratoire, celui qu'on tient à la main pendant qu'une réaction tourne, celui qu'on partage au coin du couloir quand une idée arrive. J'en ai bu des milliers, de Melbourne à la Californie, toujours le même petit réconfort amer.
- •Café fraîchement moulu — une dose d'espresso (base amère)
- •Lait entier — un petit verre (rondeur et texture)
Flat white (le café du laboratoire)
Un espresso serré recouvert de lait finement texturé, sans la mousse épaisse du cappuccino : un café velouté, court, intense, où l'amertume du grain reste au premier plan. La boisson de travail des universitaires australiens, exportée dans le monde entier.
Pourquoi ce plat ? Le flat white, café emblématique inventé en Australie/Nouvelle-Zélande, est la boisson par excellence des longues journées de paillasse. Pour une chercheuse partagée entre Melbourne, Cambridge, Yale et la Californie, c'est le rituel qui scande les heures de manip et les discussions de couloir.
Vous nous reconnaissez à ça, nous autres venus du bout du monde : on commande un flat white et on regarde, dépités, le serveur new-yorkais nous tendre un grand bol de mousse. Non — un espresso net, du lait juste assez chauffé et bien lisse, versé pour qu'il reste fin sur le dessus. C'est le café des heures de laboratoire, celui qu'on tient à la main pendant qu'une réaction tourne, celui qu'on partage au coin du couloir quand une idée arrive. J'en ai bu des milliers, de Melbourne à la Californie, toujours le même petit réconfort amer.
Ingrédients (version d’époque)
- Café fraîchement moulu — une dose d'espresso (base amère)
- Lait entier — un petit verre (rondeur et texture)
Ingrédients
- Café en grains fraîchement moulu (pour espresso) — 18 g pour un double (base amère)
- Lait entier — 120 ml (rondeur et texture)
Préparation
- Extraire un espresso double (environ 30-40 ml) dans une tasse à cappuccino préchauffée.
- Faire chauffer et texturer le lait à la buse vapeur jusqu'à 60-65 °C, en cherchant une micro-mousse lisse et brillante (pas de grosses bulles).
- Tapoter le pichet sur le plan de travail et le faire tourner pour homogénéiser la texture.
- Verser le lait au centre de l'espresso, doucement, en gardant une fine couche de mousse (5 mm) sur le dessus.
- Servir immédiatement, idéalement avec un Anzac biscuit.
Comment on faisait : Le flat white émerge dans les cafés d'Australie et de Nouvelle-Zélande dans les années 1980, en réaction aux cappuccinos trop mousseux. Il devient le marqueur d'une culture du café de qualité (« third wave ») dont les Australo-Néo-Zélandais sont les ambassadeurs dans les villes universitaires anglo-saxonnes — exactement les milieux fréquentés par Blackburn tout au long de sa carrière.
Le twist contemporain : Demander au barista un latte art en double hélice, ou simplement servir dans une tasse de labo (propre !) pour l'humour de paillasse.
Elizabeth Blackburn · Charactorium