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Confiture du potager de Médan
Pourquoi ce plat ? À Médan, Zola cultivait un potager et des arbres fruitiers dont il tirait une fierté de propriétaire. Les confitures de fin d'été, cuites dans la bassine de cuivre, conservaient les fruits du domaine et embaumaient la maison — la part gourmande et terrienne de l'écrivain.
Une confiture de fruits rouges et de prunes du verger, cuite lentement avec du sucre jusqu'à prise, puis mise en pots pour traverser l'hiver.
Dans mon domaine de Médan, j'avais mon potager et mes arbres fruitiers, dont je tirais une fierté de paysan. À la fin de l'été, quand les groseilles et les prunes croulaient, on emplissait la bassine de cuivre et l'on faisait bouillir tout cela avec le sucre, jusqu'à ce que la maison embaumât. Ces pots alignés sur l'étagère, c'était ma provision pour l'hiver, un peu de soleil mis en réserve. Étalez-m'en une cuillerée sur du bon pain, et vous aurez le goût de mes vergers.
- •Groseilles et prunes du verger — pleins paniers (fruits acidulés)
- •Sucre — à poids égal des fruits (conservation et douceur)
- •Eau — un fond (amorce de cuisson)
Confiture du potager de Médan
Une confiture de fruits rouges et de prunes du verger, cuite lentement avec du sucre jusqu'à prise, puis mise en pots pour traverser l'hiver.
Pourquoi ce plat ? À Médan, Zola cultivait un potager et des arbres fruitiers dont il tirait une fierté de propriétaire. Les confitures de fin d'été, cuites dans la bassine de cuivre, conservaient les fruits du domaine et embaumaient la maison — la part gourmande et terrienne de l'écrivain.
Dans mon domaine de Médan, j'avais mon potager et mes arbres fruitiers, dont je tirais une fierté de paysan. À la fin de l'été, quand les groseilles et les prunes croulaient, on emplissait la bassine de cuivre et l'on faisait bouillir tout cela avec le sucre, jusqu'à ce que la maison embaumât. Ces pots alignés sur l'étagère, c'était ma provision pour l'hiver, un peu de soleil mis en réserve. Étalez-m'en une cuillerée sur du bon pain, et vous aurez le goût de mes vergers.
Ingrédients (version d’époque)
- Groseilles et prunes du verger — pleins paniers (fruits acidulés)
- Sucre — à poids égal des fruits (conservation et douceur)
- Eau — un fond (amorce de cuisson)
Ingrédients
- Prunes (ou mirabelles) dénoyautées — 700 g (fruit principal)
- Groseilles — 300 g (acidité et pectine)
- Sucre — 800 g (prise et conservation)
- Jus d'un demi-citron — 1 (équilibre et gélification)
Préparation
- Lavez et dénoyautez les prunes, égrappez les groseilles ; mélangez aux fruits le sucre et le jus de citron, laissez macérer 1 h.
- Versez dans une grande bassine ou casserole large et portez à ébullition en remuant.
- Cuisez à feu vif 20 à 30 min, en écumant, jusqu'à ce qu'une goutte fige sur une assiette froide.
- Mettez aussitôt en pots ébouillantés, fermez et retournez-les pour faire le vide.
Comment on faisait : Avant le réfrigérateur, la confiture était un mode de conservation essentiel : le sucre, cuit avec les fruits, empêchait la fermentation et permettait de garder la récolte d'été jusqu'au printemps. On cuisait dans une bassine de cuivre, dont le métal conduit vite et bien la chaleur.
Le twist contemporain : Parfumez d'une gousse de vanille ou d'un brin de thym citron, et offrez le pot coiffé d'un carré de tissu noué — comme un présent du jardin.
Émile Zola · Charactorium





