La carte de Émile Zola
Boisson stimulante du matin, le « fouet » de l'homme de plume

Le café noir de l'écrivain

BoissonÉvocationfacile10 min

Un café noir bien serré, moulu fin et infusé à l'eau frémissante — sans lait ni fioritures, pour tenir l'esprit en éveil.

Boisson stimulante du matin, le « fouet » de l'homme de plume

Un café noir bien serré, moulu fin et infusé à l'eau frémissante — sans lait ni fioritures, pour tenir l'esprit en éveil.

L'écriture est un travail de forçat, et le café en est le fouet. Chaque matin, avant de m'atteler à ma tâche — car je m'imposais mes pages comme un ouvrier sa journée —, je prenais mon café bien noir, bien serré, qui me tenait l'esprit en éveil. Pas de fioritures : du café moulu fin, l'eau frémissante, et cette amertume franche qui chasse les brumes du sommeil. C'est à cette flamme noire que j'ai brûlé mes nuits pour bâtir, pierre à pierre, tous mes Rougon-Macquart.
Émile Zola
Ingrédients
  • Café en grains torréfiésune bonne mesure (base, amertume)
  • Eau de sourcefrémissante (infusion)
  • Morceau de sucrefacultatif (adoucir si l'on veut)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le café s'était imposé comme la boisson des intellectuels, des cafés littéraires et des veilleurs. On le préparait souvent fort, à la cafetière à filtre (type cafetière de Belloy) apparue au début du siècle, et il rythmait les longues journées de travail des écrivains.

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