retournerAuszogene (Knieküchle) — beignets de Kirchweih
Auszogene (Knieküchle) — beignets de Kirchweih
Pourquoi ce plat ? La Kirchweih, fête patronale du village, ponctuait l'année en Franconie. On y vendait les Auszogene, beignets « étirés » au centre fin et au bord épais, frits dans le saindoux à même la place du marché — le goût de fête de toute l'enfance bavaroise d'Emmy Noether.
Un beignet rond et doré, à la texture moelleuse, étiré à la main pour être translucide au milieu et bombé sur les bords, frit puis roulé dans le sucre. On le mange brûlant, debout, à la fête.
À la Kirchweih, toute la dignité de l'université restait à la maison ! On étire la pâte avec les doigts, sur le genou disent les anciens, jusqu'à ce que le centre devienne fin comme une feuille de papier à calcul. Plongés dans la graisse chaude, ils gonflent en couronne dorée. On les mange brûlants, le sucre plein les doigts, et l'on oublie un instant qu'on est professeur — c'est cela aussi, la joie : simple, ronde, et qui ne demande aucune démonstration.
- •Farine — de quoi une fournée (pâte levée)
- •Levure fraîche — un morceau (levée)
- •Lait tiède — un bol (liquide)
- •Beurre — une noix (moelleux)
- •Œufs — deux (liant)
- •Saindoux — une grande casserole (friture)
- •Sucre — pour rouler (finition)
Auszogene (Knieküchle) — beignets de Kirchweih
Un beignet rond et doré, à la texture moelleuse, étiré à la main pour être translucide au milieu et bombé sur les bords, frit puis roulé dans le sucre. On le mange brûlant, debout, à la fête.
Pourquoi ce plat ? La Kirchweih, fête patronale du village, ponctuait l'année en Franconie. On y vendait les Auszogene, beignets « étirés » au centre fin et au bord épais, frits dans le saindoux à même la place du marché — le goût de fête de toute l'enfance bavaroise d'Emmy Noether.
À la Kirchweih, toute la dignité de l'université restait à la maison ! On étire la pâte avec les doigts, sur le genou disent les anciens, jusqu'à ce que le centre devienne fin comme une feuille de papier à calcul. Plongés dans la graisse chaude, ils gonflent en couronne dorée. On les mange brûlants, le sucre plein les doigts, et l'on oublie un instant qu'on est professeur — c'est cela aussi, la joie : simple, ronde, et qui ne demande aucune démonstration.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — de quoi une fournée (pâte levée)
- Levure fraîche — un morceau (levée)
- Lait tiède — un bol (liquide)
- Beurre — une noix (moelleux)
- Œufs — deux (liant)
- Saindoux — une grande casserole (friture)
- Sucre — pour rouler (finition)
Ingrédients
- Farine T45 — 400 g (pâte levée)
- Levure de boulanger fraîche — 20 g (levée)
- Lait tiède — 150 ml (liquide)
- Beurre fondu — 60 g (moelleux)
- Œufs — 2 (liant)
- Sucre — 40 g + sucre pour finir (douceur)
- Saindoux ou huile neutre — 1 litre (bain de friture)
Préparation
- Activer la levure dans le lait tiède sucré 10 minutes.
- Pétrir farine, œufs, beurre, sucre et levure en pâte souple ; laisser doubler 1 heure.
- Façonner des boules, laisser lever 20 minutes.
- Étirer chaque boule à la main en disque, en amincissant le centre tout en gardant un bord épais.
- Frire dans la graisse à 170 °C, environ 1 minute par face, jusqu'à belle couleur dorée.
- Égoutter sur papier, rouler dans le sucre et déguster encore tiède.
Comment on faisait : Le Schmalzgebäck (pâtisserie frite au saindoux) était un luxe de fête : la graisse coûtait cher, on ne friturait donc qu'aux grandes occasions comme la Kirchweih ou le carnaval. La forme « étirée » au centre fin permettait une cuisson rapide et homogène.
Le twist contemporain : Une cuillère de compote de quetsches au cœur du beignet et un sucre vanillé : la Kirchweih franconienne version street-food de marché de Noël.
Emmy Noether · Charactorium





