Pisang goreng — bananes frites du marché
Des bananes coupées, trempées dans une pâte légère et frites jusqu'à ce qu'elles dorent et croustillent, fondantes et sucrées à cœur. On les achète brûlantes dans un cornet de feuille, à grignoter en marchant.
Des bananes coupées, trempées dans une pâte légère et frites jusqu'à ce qu'elles dorent et croustillent, fondantes et sucrées à cœur. On les achète brûlantes dans un cornet de feuille, à grignoter en marchant.
À peine débarqué dans une ville de l'archipel, on est assailli par les marchands ambulants, et parmi eux celui qui frit les bananes au coin de la rue. Il les plonge dans une pâte légère, les jette dans l'huile bouillante, et vous les tend toutes dorées et fumantes au creux d'une feuille. C'est une friandise du pauvre, j'en conviens, mais après des semaines de riz et de poisson séché, je vous assure qu'elle me parut digne d'une table de gentleman.
- •Bananes à cuire — selon l'appétit (base)
- •Farine de riz et eau — pour la pâte (enrobage)
- •Huile de coco — pour frire (cuisson)
- •Sucre de palme (gula) — un peu (sucre)
Pisang goreng — bananes frites du marché
Des bananes coupées, trempées dans une pâte légère et frites jusqu'à ce qu'elles dorent et croustillent, fondantes et sucrées à cœur. On les achète brûlantes dans un cornet de feuille, à grignoter en marchant.
Pourquoi ce plat ? Wallace se montrait enthousiaste pour les fruits tropicaux qu'il découvrait sur les marchés de l'archipel. La banane frite, vendue chaude à tous les coins de rue de Singapour à Ternate, était l'en-cas que tout voyageur croisait : un réconfort sucré entre deux étapes.
À peine débarqué dans une ville de l'archipel, on est assailli par les marchands ambulants, et parmi eux celui qui frit les bananes au coin de la rue. Il les plonge dans une pâte légère, les jette dans l'huile bouillante, et vous les tend toutes dorées et fumantes au creux d'une feuille. C'est une friandise du pauvre, j'en conviens, mais après des semaines de riz et de poisson séché, je vous assure qu'elle me parut digne d'une table de gentleman.
Ingrédients (version d’époque)
- Bananes à cuire — selon l'appétit (base)
- Farine de riz et eau — pour la pâte (enrobage)
- Huile de coco — pour frire (cuisson)
- Sucre de palme (gula) — un peu (sucre)
Ingrédients
- Bananes plantains ou bananes bien mûres — 4 (base)
- Farine de riz — 120 g (pâte)
- Farine de blé — 30 g (tenue de la pâte)
- Eau glacée — 18 cl (pâte)
- Pincée de sel — 1 (équilibre)
- Huile de friture — pour bain (cuisson)
- Sucre de palme ou sucre roux — à saupoudrer (finition)
Préparation
- Mélanger les farines, le sel et l'eau glacée en une pâte fluide qui nappe la cuillère.
- Couper les bananes en deux dans la longueur (ou en gros tronçons).
- Chauffer l'huile à 175 °C.
- Tremper chaque morceau dans la pâte et plonger dans l'huile jusqu'à belle couleur dorée, 3 à 4 minutes.
- Égoutter, saupoudrer d'un peu de sucre de palme et déguster brûlant.
Comment on faisait : La friture de bananes à la pâte de farine de riz est un classique des marchés de l'archipel malais, cuit autrefois à l'huile de coco dans de grands woks de fonte au bord des rues. Vendue à l'unité dans une feuille de bananier, c'était la collation populaire par excellence, accessible à tous.
Le twist contemporain : On les sert aujourd'hui nappées de chocolat ou de lait concentré sucré — version street food contemporaine de Kuala Lumpur.
Alfred Russel Wallace · Charactorium