retournerBrennsuppe — soupe franconienne à la farine grillée
Brennsuppe — soupe franconienne à la farine grillée
Pourquoi ce plat ? Emmy mangeait « principalement du pain, des soupes, du fromage ». La Brennsuppe, soupe-mère de la cuisine franconienne pauvre, est exactement le plat simple, chaud et nourrissant qu'on servait sur les tables modestes d'Erlangen et de Bavière de son enfance.
Une soupe d'un blond profond, obtenue en faisant patiemment roussir la farine dans le beurre jusqu'à l'odeur de noisette, puis en la délayant en bouillon. Réconfortante, économique, on la nappe sur une tranche de pain rassis.
Ne crois pas qu'il faille des choses compliquées pour bien manger entre amis : moi, je n'ai jamais perdu mon temps aux fourneaux. Cette soupe-là, ma mère la faisait, et toute la Franconie la fait — on laisse la farine brunir dans le beurre, doucement, jusqu'à ce qu'elle sente la noisette, et le reste n'est qu'eau, sel et un peu de carvi. Verse-la sur un morceau de pain de la veille, et tu auras de quoi réfléchir l'après-midi entier. Mes étudiants, je les nourrissais de promenades et de mathématiques ; mais quand le froid prenait, une telle soupe valait tous les discours.
- •Farine de blé — deux poignées (base grillée)
- •Beurre ou saindoux — une bonne noix (matière grasse de roussissage)
- •Eau ou bouillon — un grand pot (liquide)
- •Carvi — une pincée (épice franconienne)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Pain rassis — quelques tranches (socle de service)
Brennsuppe — soupe franconienne à la farine grillée
Une soupe d'un blond profond, obtenue en faisant patiemment roussir la farine dans le beurre jusqu'à l'odeur de noisette, puis en la délayant en bouillon. Réconfortante, économique, on la nappe sur une tranche de pain rassis.
Pourquoi ce plat ? Emmy mangeait « principalement du pain, des soupes, du fromage ». La Brennsuppe, soupe-mère de la cuisine franconienne pauvre, est exactement le plat simple, chaud et nourrissant qu'on servait sur les tables modestes d'Erlangen et de Bavière de son enfance.
Ne crois pas qu'il faille des choses compliquées pour bien manger entre amis : moi, je n'ai jamais perdu mon temps aux fourneaux. Cette soupe-là, ma mère la faisait, et toute la Franconie la fait — on laisse la farine brunir dans le beurre, doucement, jusqu'à ce qu'elle sente la noisette, et le reste n'est qu'eau, sel et un peu de carvi. Verse-la sur un morceau de pain de la veille, et tu auras de quoi réfléchir l'après-midi entier. Mes étudiants, je les nourrissais de promenades et de mathématiques ; mais quand le froid prenait, une telle soupe valait tous les discours.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — deux poignées (base grillée)
- Beurre ou saindoux — une bonne noix (matière grasse de roussissage)
- Eau ou bouillon — un grand pot (liquide)
- Carvi — une pincée (épice franconienne)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Pain rassis — quelques tranches (socle de service)
Ingrédients
- Farine de blé — 60 g (base grillée)
- Beurre — 50 g (matière grasse de roussissage)
- Bouillon de légumes ou de bœuf — 1 litre (liquide)
- Graines de carvi — 1/2 c. à café (épice franconienne)
- Muscade râpée — 1 pincée (rondeur)
- Sel — à doser (assaisonnement)
- Pain de seigle rassis — 4 tranches (socle de service)
- Jaune d'œuf (facultatif) — 1 (liaison crémeuse)
Préparation
- Faire fondre le beurre dans une casserole à feu moyen-doux.
- Verser la farine et remuer sans arrêt 8 à 12 minutes : elle doit passer du blanc au blond noisette, sans brûler.
- Ajouter le carvi, puis verser le bouillon chaud petit à petit en fouettant pour éviter les grumeaux.
- Laisser frémir 10 minutes, saler, râper un peu de muscade.
- Hors du feu, on peut détendre un jaune d'œuf avec une louche de soupe puis l'incorporer pour lier.
- Disposer une tranche de pain de seigle au fond de chaque bol et napper de soupe brûlante.
Comment on faisait : La technique de l'Einbrenn (farine roussie dans le gras) est le geste fondateur de la cuisine du sud de l'Allemagne : elle transformait quelques sous de farine en un repas chaud. On la trouvait quotidiennement chez les familles modestes de Franconie.
Le twist contemporain : Quelques croûtons dorés et un voile de ciboulette transforment cette soupe paysanne en une élégante entrée d'automne.
Emmy Noether · Charactorium





