Kartoffelsuppe mit Majoran (soupe de pommes de terre à la marjolaine)
Une soupe veloutée de pommes de terre liées à la fourchette, parfumée à la marjolaine et au carvi, relevée d'un peu de lard fondu. Le plat du quotidien par excellence : peu d'ingrédients, beaucoup de chaleur.
Une soupe veloutée de pommes de terre liées à la fourchette, parfumée à la marjolaine et au carvi, relevée d'un peu de lard fondu. Le plat du quotidien par excellence : peu d'ingrédients, beaucoup de chaleur.
Permettez-moi de vous servir ce que ma table connaissait le mieux durant mes années maigres. Je mesurais alors mes dépenses avec la même rigueur que mes résistances, et croyez-moi, une marmite de pommes de terre rend plus que ce qu'elle coûte. J'y jetais une pincée de marjolaine et de carvi, un soupçon de lard quand le mois le permettait, et je tenais là un repas honnête pour un homme qui passait ses soirées sur ses cahiers. Goûtez-la chaude : elle réchauffe autant qu'un théorème enfin démontré.
- •Pommes de terre — une bonne pleine écuelle (base de la soupe)
- •Oignon — un (aromate)
- •Lard fumé — un petit morceau (gras et umami)
- •Marjolaine séchée — une pincée (parfum)
- •Carvi (Kümmel) — quelques grains (signature, digestif)
- •Bouillon ou eau — selon la marmite (liquide)
Kartoffelsuppe mit Majoran (soupe de pommes de terre à la marjolaine)
Une soupe veloutée de pommes de terre liées à la fourchette, parfumée à la marjolaine et au carvi, relevée d'un peu de lard fondu. Le plat du quotidien par excellence : peu d'ingrédients, beaucoup de chaleur.
Pourquoi ce plat ? Pendant ses années de précarité après 1828, avant d'obtenir un poste stable, Ohm vit chichement à Nuremberg et à Munich. La soupe de pommes de terre, nourrissante et bon marché, est exactement le plat d'un universitaire allemand qui compte ses florins.
Permettez-moi de vous servir ce que ma table connaissait le mieux durant mes années maigres. Je mesurais alors mes dépenses avec la même rigueur que mes résistances, et croyez-moi, une marmite de pommes de terre rend plus que ce qu'elle coûte. J'y jetais une pincée de marjolaine et de carvi, un soupçon de lard quand le mois le permettait, et je tenais là un repas honnête pour un homme qui passait ses soirées sur ses cahiers. Goûtez-la chaude : elle réchauffe autant qu'un théorème enfin démontré.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes de terre — une bonne pleine écuelle (base de la soupe)
- Oignon — un (aromate)
- Lard fumé — un petit morceau (gras et umami)
- Marjolaine séchée — une pincée (parfum)
- Carvi (Kümmel) — quelques grains (signature, digestif)
- Bouillon ou eau — selon la marmite (liquide)
Ingrédients
- Pommes de terre à chair farineuse — 600 g (base)
- Oignon — 1 moyen (aromate)
- Lardons fumés — 80 g (gras et umami)
- Bouillon de légumes ou de volaille — 1 L (liquide)
- Marjolaine séchée — 1 c. à café (parfum)
- Carvi en grains — 1/2 c. à café (signature)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Faire revenir l'oignon émincé et les lardons dans une cocotte jusqu'à ce qu'ils dorent.
- Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en dés, puis le carvi.
- Couvrir de bouillon, saler légèrement et laisser cuire 25 minutes à frémissement.
- Écraser grossièrement à la fourchette ou au presse-purée pour une texture rustique (ni trop lisse, ni trop liquide).
- Ajouter la marjolaine, rectifier sel et poivre, servir bien chaud avec du pain de seigle.
Comment on faisait : Dans un foyer modeste, la soupe mijotait sur le poêle de faïence et liait les pommes de terre par simple écrasement, sans crème ni farine — les liaisons riches étaient réservées aux tables aisées. Le lard servait d'unique source de gras et de saveur.
Le twist contemporain : Quelques croûtons de seigle frottés au carvi grillé et un trait d'huile de courge styrienne pour un clin d'œil régional germanique.
Sources : Henriette Davidis, Praktisches Kochbuch für die gewöhnliche und feinere Küche (1845)
Georg Ohm · Charactorium