La carte de Épictète
Palathai, galettes de figues sèches
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Réserve sucrée de garde-manger (tragēmata, friandise sèche)

Palathai, galettes de figues sèches

ConservationDocumentée🍯facile30 min
Réserve sucrée de garde-manger (tragēmata, friandise sèche)

Palathai, galettes de figues sèches

Pourquoi ce plat ? La figue figure parmi les aliments attestés d'Épictète. Séchée et pressée en galette, elle se conservait des mois : la douceur frugale qu'un philosophe pouvait garder sans contrevenir à son idéal de sobriété.

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Réserve sucrée de garde-manger (tragēmata, friandise sèche)

Des figues mûres séchées au soleil, écrasées et pressées en galettes compactes, parfois saupoudrées de graines. Une réserve sucrée qui traverse l'hiver, à grignoter en fin de repas ou à emporter — la friandise du sage qui ne cède pas au luxe mais accepte la douceur que la nature donne.

Le figuier ne te donne pas ses fruits en plein hiver, et tu aurais tort de les réclamer hors saison : prends-les quand ils viennent, et garde le reste séché. Voici comment : laisse les figues au soleil jusqu'à ce qu'elles soient dures, puis presse-les ensemble en galette. Ainsi tu as ta douceur quand le froid vient, sans rien devoir à personne. Désire les choses comme elles sont, non comme tu voudrais qu'elles fussent, et tu seras tranquille.
Épictète
Ingrédients
  • Figues mûresun panier (base sucrée)
  • Graines de sésame ou d'anisune poignée (parfum et enrobage)
  • Feuilles de figuier ou de laurierquelques-unes (emballage de conservation)
Comment on faisait : Les palathai (galettes de figues séchées et pressées) sont attestées dans le monde grec et romain : les figues, abondantes et faciles à sécher, constituaient une réserve hivernale précieuse et un en-cas courant. On les pressait en pains, parfois mêlés de graines, de noix ou d'aromates, qu'on conservait enveloppés de feuilles.

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