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Soupe aux pois jaunes des hivers de Montréal
Pourquoi ce plat ? Rutherford fut professeur à l'Université McGill, à Montréal, de 1898 à 1907 — ses années décisives sur la radioactivité. Pour le jeune Néo-Zélandais découvrant les hivers canadiens, la soupe aux pois, plat-emblème de la cuisine québécoise, était le réconfort des saisons glaciales.
Une soupe épaisse et nourrissante de pois jaunes cassés, mijotée longuement avec du lard salé et des herbes, jusqu'à devenir veloutée. Le rempart traditionnel des Canadiens français contre le froid mordant de l'hiver.
Ah, le Canada ! Quand je suis arrivé à McGill, jeune homme du bout du monde, je n'avais jamais connu pareil froid — un froid à figer le mercure ! Les gens d'ici m'ont appris leur soupe aux pois, et je vous le dis : rien ne réchauffe mieux un physicien transi après une journée à traquer ces sacrés rayons. On la laisse mijoter des heures, sans la presser — comme une bonne expérience, elle ne se bâcle pas. Un morceau de lard dedans, et la voilà qui tient au corps tout l'après-midi.
- •Pois jaunes cassés (séchés) — une pleine écuelle (base, conservation longue)
- •Lard salé — un bon morceau (gras et umami)
- •Oignon — un (aromate)
- •Herbes salées ou sarriette — une pincée (parfum québécois)
- •Eau — en abondance (cuisson)
- •Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Soupe aux pois jaunes des hivers de Montréal
Une soupe épaisse et nourrissante de pois jaunes cassés, mijotée longuement avec du lard salé et des herbes, jusqu'à devenir veloutée. Le rempart traditionnel des Canadiens français contre le froid mordant de l'hiver.
Pourquoi ce plat ? Rutherford fut professeur à l'Université McGill, à Montréal, de 1898 à 1907 — ses années décisives sur la radioactivité. Pour le jeune Néo-Zélandais découvrant les hivers canadiens, la soupe aux pois, plat-emblème de la cuisine québécoise, était le réconfort des saisons glaciales.
Ah, le Canada ! Quand je suis arrivé à McGill, jeune homme du bout du monde, je n'avais jamais connu pareil froid — un froid à figer le mercure ! Les gens d'ici m'ont appris leur soupe aux pois, et je vous le dis : rien ne réchauffe mieux un physicien transi après une journée à traquer ces sacrés rayons. On la laisse mijoter des heures, sans la presser — comme une bonne expérience, elle ne se bâcle pas. Un morceau de lard dedans, et la voilà qui tient au corps tout l'après-midi.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois jaunes cassés (séchés) — une pleine écuelle (base, conservation longue)
- Lard salé — un bon morceau (gras et umami)
- Oignon — un (aromate)
- Herbes salées ou sarriette — une pincée (parfum québécois)
- Eau — en abondance (cuisson)
- Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pois jaunes cassés — 350 g (base)
- Lard salé ou poitrine fumée — 150 g (gras et umami)
- Oignon — 1 gros, émincé (aromate)
- Carotte — 1, en dés (douceur)
- Sarriette séchée — 1 c. à café (parfum traditionnel)
- Eau ou bouillon — 2 litres (cuisson)
- Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincer les pois cassés (les faire tremper quelques heures accélère la cuisson, mais ce n'est pas obligatoire).
- Faire revenir le lard et l'oignon dans une grande marmite jusqu'à ce que le gras fonde.
- Ajouter les pois, la carotte, la sarriette et l'eau. Porter à ébullition puis baisser le feu.
- Laisser mijoter à couvert 1 h 30 à 2 h, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les pois se défassent.
- Saler, poivrer, écraser grossièrement une partie des pois pour épaissir. Servir brûlante avec du pain de campagne.
Comment on faisait : La soupe aux pois est l'un des plats les plus anciens de la Nouvelle-France : les pois secs, faciles à transporter et à conserver, nourrissaient coureurs des bois et colons. On la parfumait des « herbes salées » du Bas-du-Fleuve. Mijotée au coin du poêle à bois, elle pouvait cuire toute la journée.
Le twist contemporain : Version 2026 : un trait d'huile d'herbes vertes en spirale sur la surface et quelques lardons croustillants — la « trajectoire d'une particule alpha » dessinée dans le bol.
Ernest Rutherford · Charactorium





