Puchero criollo
Pot-au-feu argentin où bœuf, os à moelle, patate douce, courge, chou et maïs cuisent ensemble ; on sert d'abord le bouillon avec des petites pâtes, puis les viandes et légumes.
Pot-au-feu argentin où bœuf, os à moelle, patate douce, courge, chou et maïs cuisent ensemble ; on sert d'abord le bouillon avec des petites pâtes, puis les viandes et légumes.
Quand j'étais petite, à Junín, le puchero c'était tout le repas — il n'y avait qu'une marmite, mais elle nourrissait toute la tablée. On y mettait ce qu'on avait : un morceau de viande pas cher, un os pour le goût, la courge, le chou du jardin. D'abord on boit le bouillon avec des petites pâtes, et seulement après on partage la viande. Rien ne se perd, mes chers, rien ne se jette : c'est la cuisine des gens qui travaillent, et c'est celle que je n'ai jamais reniée.
- •Bœuf à mijoter et os à moelle — selon la maisonnée (viande et bouillon)
- •Patate douce, courge, chou — de saison (légumes)
- •Épi de maïs — 1 ou 2 (légume)
- •Petites pâtes pour le bouillon — une poignée (premier service)
Puchero criollo
Pot-au-feu argentin où bœuf, os à moelle, patate douce, courge, chou et maïs cuisent ensemble ; on sert d'abord le bouillon avec des petites pâtes, puis les viandes et légumes.
Pourquoi ce plat ? Le puchero est le repas du quotidien des familles argentines modestes comme celle d'Eva à Junín : une seule marmite où mijotent viande, os à moelle et légumes de saison, dont on tire d'abord un bouillon, puis le plat. Économe et nourrissant, c'est exactement la cuisine simple et créole que la fiche décrit comme la sienne.
Quand j'étais petite, à Junín, le puchero c'était tout le repas — il n'y avait qu'une marmite, mais elle nourrissait toute la tablée. On y mettait ce qu'on avait : un morceau de viande pas cher, un os pour le goût, la courge, le chou du jardin. D'abord on boit le bouillon avec des petites pâtes, et seulement après on partage la viande. Rien ne se perd, mes chers, rien ne se jette : c'est la cuisine des gens qui travaillent, et c'est celle que je n'ai jamais reniée.
Ingrédients (version d’époque)
- Bœuf à mijoter et os à moelle — selon la maisonnée (viande et bouillon)
- Patate douce, courge, chou — de saison (légumes)
- Épi de maïs — 1 ou 2 (légume)
- Petites pâtes pour le bouillon — une poignée (premier service)
Ingrédients
- Gîte ou paleron de bœuf — 600 g (viande)
- Os à moelle — 2 (bouillon)
- Patate douce — 2 (légume)
- Courge — 400 g (légume)
- Chou — 1/4 (légume)
- Carottes, poireau — 2 + 1 (aromates)
- Épi de maïs — 2, en tronçons (légume)
- Petites pâtes (type cabello / vermicelles) — 80 g (garniture du bouillon)
Préparation
- Couvrir la viande et les os d'eau froide, porter à frémissement et écumer ; ajouter poireau, carottes et sel, puis cuire 1 h 30 à petits bouillons.
- Ajouter patate douce, courge, chou et tronçons de maïs ; poursuivre 30–40 min jusqu'à tendreté.
- Prélever une louche de bouillon, y cuire les petites pâtes et servir cette soupe en premier.
- Servir ensuite la viande et les légumes égouttés sur un plat, accompagnés de gros sel et d'une salsa criolla.
Comment on faisait : Le puchero, descendant du cocido espagnol, était le plat dominical et quotidien des foyers argentins ; on en tirait deux repas — le bouillon (caldo) et le bouilli — ce qui en faisait l'archétype de la cuisine sans gaspillage des classes populaires d'avant-guerre.
Le twist contemporain : Réserver le bouillon filtré pour un risotto le lendemain, et transformer les restes de viande effilochée en garniture d'empanadas.
Eva Perón · Charactorium

