La carte de Fanny Mendelssohn
Sonntagskuchen (gâteau du dimanche, temps du Kaffee und Kuchen)

Gugelhupf des dimanches musicaux

FestifReconstitution🍯moyen3 h (dont 2 h 15 de levée)

Un gâteau levé moelleux, parfumé au zeste de citron et aux amandes, cuit dans son moule tournant cannelé. On le sert tranché, saupoudré de sucre, à côté des tasses de café fumant.

Sonntagskuchen (gâteau du dimanche, temps du Kaffee und Kuchen)

Un gâteau levé moelleux, parfumé au zeste de citron et aux amandes, cuit dans son moule tournant cannelé. On le sert tranché, saupoudré de sucre, à côté des tasses de café fumant.

Approchez, je vous prie, et prenez place près du clavier. Le dimanche, lorsque la salle de jardin se remplit et que mes musiciens accordent leurs instruments, ce gâteau trône sur la table comme une seconde voix. Ma cuisinière le fouette de longues minutes, car la pâte n'aime que la patience ; j'y fais râper le zeste d'un citron, comme une note claire dans un accord grave. Croyez-moi : un Gugelhupf bien levé et une fugue bien menée demandent la même chose, de la mesure et du souffle.
Fanny Mendelssohn
Ingrédients
  • Farine de fromentune bonne livre (base)
  • Beurre fraisun quart de livre (moelleux)
  • Œufssix (liant et richesse)
  • Levure de bièreun morceau (levant)
  • Lait tièdeune tasse (hydratation)
  • Sucreune demi-tasse (douceur)
  • Amandes mondéesune poignée (garniture du moule)
  • Zeste de citrond'un citron (parfum)
  • Raisins de Corintheune poignée (garniture)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, on n'avait ni levure chimique ni robot : la pâte était montée à la levure de bière et battue à la main durant un long quart d'heure, travail confié à la domesticité dans les maisons aisées. Le moule en cuivre étamé à cheminée centrale assurait une cuisson régulière de cette pâte riche.
Sources : Henriette Davidis, Praktisches Kochbuch für die gewöhnliche und feinere Küche, 1845 (référence de la cuisine bourgeoise allemande de l'époque)