La carte de Alfred Bruyas
Douceur — la table de neuf heures et les liqueurs

Crème catalane à l'orange de la table de neuf heures

FestifReconstitution🍯 🍋moyen45 min (+ repos au frais)

Une crème onctueuse aux jaunes d'œufs, parfumée d'orange et de cannelle, voilée d'une fine couche de sucre craquant. La douceur méridionale qui termine un dîner de mécène.

Douceur — la table de neuf heures et les liqueurs

Une crème onctueuse aux jaunes d'œufs, parfumée d'orange et de cannelle, voilée d'une fine couche de sucre craquant. La douceur méridionale qui termine un dîner de mécène.

Après le gibier et le fromage, il faut bien laisser sa place à la douceur — sans quoi un dîner reste inachevé, comme une toile sans glacis. Cette crème, parfumée à l'écorce d'orange et à la cannelle, on la couvrait d'un peu de sucre qu'un fer rougi venait caraméliser à l'instant de servir. Le craquement sous la cuillère, voilà un plaisir que même un homme de mon tempérament s'autorise. On l'accompagnait d'un verre de muscat de nos terres, et la soirée pouvait s'éterniser.
Alfred Bruyas
Ingrédients
  • Lait entierune pinte (base)
  • Jaunes d'œufssix (liaison)
  • Sucreune bonne mesure (douceur)
  • Écorce d'oranged'un fruit (parfum)
  • Bâton de cannelleun (épice)
  • Farine ou amidonune cuillerée (épaississant)
Comment on faisait : Ancêtre méridional de la crème brûlée, la crème catalane se cuisait sur le feu (et non au bain-marie au four) et se caramélisait au « fer à brûler » chauffé dans la braise. La fécule de maïs étant un produit du Nouveau Monde, on épaississait à l'origine à la farine de blé ; l'orange et la cannelle, importées de longue date par les ports méditerranéens, n'étaient pas des anachronismes.