La carte de Flora Purim
Prato único de festa — le plat unique des retrouvailles du samedi

Feijoada do sábado (feijoada du samedi)

FestifDocumentée🧂 🍄moyen3 h (dont trempage la veille)

Un ragoût profond de haricots noirs mijoté longuement avec plusieurs morceaux de porc (frais, salé, fumé). On le sert avec riz blanc, tranches d'orange, chou cavalier émincé et farofa. Le repas d'une journée entière, pensé pour la tablée.

Prato único de festa — le plat unique des retrouvailles du samedi

Un ragoût profond de haricots noirs mijoté longuement avec plusieurs morceaux de porc (frais, salé, fumé). On le sert avec riz blanc, tranches d'orange, chou cavalier émincé et farofa. Le repas d'une journée entière, pensé pour la tablée.

Le samedi, chez nous à Rio, on ne discutait pas : c'était la feijoada. Je mettais un disque, ma mère au piano dans l'autre pièce, et la marmite chantait sur le feu pendant des heures — il faut de la patience, comme pour tenir une longue note. Le truc, mon ami, c'est l'orange : sa fraîcheur acide qui réveille le haricot noir, lourd et chaud. Même à Los Angeles, loin du pays, je refaisais ce plat pour ne pas oublier d'où venait ma voix.
Flora Purim
Ingrédients
  • Haricots noirs (feijão preto)une grande écuelle (socle du plat)
  • Viandes de porc variées (échine, travers, oreille, queue, lard fumé)un assortiment généreux (richesse et fumé)
  • Saucisse fumée (paio/linguiça)quelques pièces (umami fumé)
  • Oignon, ail, feuille de laurierà profusion (base aromatique)
  • Orange doucequelques-unes (fraîcheur acide à table)
Comment on faisait : La feijoada telle qu'on la connaît naît au XIXe siècle dans les cuisines urbaines brésiliennes, mariant la tradition européenne du ragoût de haricots aux savoir-faire afro-brésiliens. Au XXe siècle, elle devient un emblème national et le rituel dominical/du samedi des familles, mijotée tout l'avant-midi sur le feu.

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