La carte de Antônio Carlos Jobim
Prato do almoço de sábado (plat unique du déjeuner du samedi)

Feijoada carioca du samedi

FestifDocumentée🧂 🍄moyen3 h (+ trempage)

Un ragoût lent et généreux de haricots noirs mijotés avec plusieurs morceaux de porc fumé et salé, servi avec du riz blanc, des tranches d'orange, du chou émincé sauté et de la farofa (farine de manioc grillée). Le plat-monument de la cuisine brésilienne.

Prato do almoço de sábado (plat unique du déjeuner du samedi)

Un ragoût lent et généreux de haricots noirs mijotés avec plusieurs morceaux de porc fumé et salé, servi avec du riz blanc, des tranches d'orange, du chou émincé sauté et de la farofa (farine de manioc grillée). Le plat-monument de la cuisine brésilienne.

Ah, a feijoada... vem cá, je vais te dire. Chez nous, le samedi, on ne court pas : on met les haricots noirs à tremper la veille, et on les laisse mijoter tout doucement, comme un thème qu'on développe sans se presser. Mon père disait qu'une bonne feijoada, c'est comme une bonne mélodie : il faut du temps, du noir profond, et un rayon de soleil dessus — c'est l'orange. Tu manges ça à Ipanema avec une bière bien fraîche, et après, mon vieux, tu n'as plus qu'à t'asseoir au piano.
Antônio Carlos Jobim
Ingrédients
  • Haricots noirs (feijão preto)une bonne pleine marmite (base du ragoût)
  • Viandes de porc salées et fumées (échine, côtes, oreille, pied)un assortiment (richesse et fumé)
  • Saucisse fumée (paio, linguiça)quelques-unes (umami fumé)
  • Ail, oignon, feuille de laurierà volonté (aromates)
  • Farine de maniocun bol (farofa d'accompagnement)
  • Orangesquelques-unes (fraîcheur et digestion)
Comment on faisait : La feijoada telle qu'on la connaît s'est fixée à Rio au XIXe-XXe siècle. La légende romantique d'un plat né des bas morceaux donnés aux esclaves est aujourd'hui nuancée par les historiens : c'est surtout un ragoût de haricots à l'ibérique enrichi des viandes de porc, devenu emblème national. Les oranges aident à digérer ce plat très riche, et le chou couve apporte la fraîcheur.
Sources : Câmara Cascudo, História da Alimentação no Brasil · Ministério da Cultura do Brasil, dossier sur la feijoada

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