Feijoada — le banquet de haricots noirs
Un ragoût profond de haricots noirs mijotés lentement avec plusieurs morceaux de porc (frais et salés), servi avec riz, chou kale émincé sauté, orange en quartiers et farofa. Un plat-fleuve qui réunit la tablée pendant des heures.
Un ragoût profond de haricots noirs mijotés lentement avec plusieurs morceaux de porc (frais et salés), servi avec riz, chou kale émincé sauté, orange en quartiers et farofa. Un plat-fleuve qui réunit la tablée pendant des heures.
La feijoada, ce n'est pas un repas, c'est une fête. Le samedi, toute la famille se retrouve autour de la marmite noire qui mijote depuis le matin, et l'odeur prend toute la maison. On sert avec l'orange pour la fraîcheur, le couve bien vert, la farofa qui croque. Quand j'ai gagné à Interlagos, devant mon peuple, j'avais les bras en feu et les larmes aux yeux — et je te jure qu'aucun trophée ne vaut une feijoada partagée avec les tiens après ça.
- •Haricots noirs — une grande quantité (base du ragoût)
- •Porc salé et fumé (oreille, côtes, paleron) — morceaux variés (viandes)
- •Saucisse fumée (linguiça) — selon la tablée (viande)
- •Ail et oignon — généreux (aromates)
- •Feuille de laurier — quelques feuilles (parfum)
- •Orange — à part (accompagnement frais)
- •Chou (couve) et farine de manioc — selon faim (accompagnements)
Feijoada — le banquet de haricots noirs
Un ragoût profond de haricots noirs mijotés lentement avec plusieurs morceaux de porc (frais et salés), servi avec riz, chou kale émincé sauté, orange en quartiers et farofa. Un plat-fleuve qui réunit la tablée pendant des heures.
Pourquoi ce plat ? La feijoada est LE plat de fête du Brésil, celui des retrouvailles du week-end et des grandes victoires. Quand Senna gagnait — surtout son Grand Prix du Brésil 1991 à Interlagos, terminé en pleurs et crampes, drapeau brésilien levé — c'est ce genre de festin collectif et fier qui célébrait le héros national.
La feijoada, ce n'est pas un repas, c'est une fête. Le samedi, toute la famille se retrouve autour de la marmite noire qui mijote depuis le matin, et l'odeur prend toute la maison. On sert avec l'orange pour la fraîcheur, le couve bien vert, la farofa qui croque. Quand j'ai gagné à Interlagos, devant mon peuple, j'avais les bras en feu et les larmes aux yeux — et je te jure qu'aucun trophée ne vaut une feijoada partagée avec les tiens après ça.
Ingrédients (version d’époque)
- Haricots noirs — une grande quantité (base du ragoût)
- Porc salé et fumé (oreille, côtes, paleron) — morceaux variés (viandes)
- Saucisse fumée (linguiça) — selon la tablée (viande)
- Ail et oignon — généreux (aromates)
- Feuille de laurier — quelques feuilles (parfum)
- Orange — à part (accompagnement frais)
- Chou (couve) et farine de manioc — selon faim (accompagnements)
Ingrédients
- Haricots noirs secs — 500 g (trempés une nuit) (base)
- Travers de porc fumé — 400 g (viande)
- Échine de porc — 400 g (viande)
- Saucisse fumée type linguiça ou chorizo doux — 300 g (viande)
- Lard fumé — 150 g (gras et fond)
- Oignon, ail, laurier — 2 + 4 gousses + 3 feuilles (aromates)
- Chou kale (couve) — 1 botte (accompagnement sauté)
- Oranges — 3 (service)
- Riz et farofa — pour la tablée (accompagnements)
Préparation
- La veille, faire tremper les haricots noirs. Le jour même, les mettre à cuire dans une grande marmite avec le laurier, à frémissement.
- Faire dorer séparément les viandes, puis les ajouter aux haricots (les plus longs à cuire d'abord, le reste après 1 h).
- Préparer un refogado : faire suer oignon et ail hachés dans un peu de gras de lard, ajouter une louche de haricots écrasés pour épaissir, puis reverser dans la marmite.
- Laisser mijoter doucement 2 à 3 h jusqu'à ce que le bouillon soit noir, épais et que la viande se détache.
- Émincer le chou très finement et le faire sauter vif à l'ail.
- Servir la feijoada avec riz blanc, chou sauté, quartiers d'orange et farofa, au centre de la table.
Comment on faisait : La feijoada moderne s'est fixée au XIXe-XXe siècle comme plat dominical des villes brésiliennes, mêlant haricots noirs et morceaux de porc salés issus de la cuisine de conservation. L'orange servie à côté n'est pas un dessert mais une aide à la digestion d'un plat très riche — une sagesse de table transmise de génération en génération.
Le twist contemporain : Sers-la en version « pódio » : trois petites cocottes pour étager les viandes, et plante un mini-drapeau à damier dans la farofa pour clore le week-end de course.
Ayrton Senna · Charactorium