La carte de Flora Tristan
Galette du long-cours pour la malle de voyage
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Le vivre de bord (pain sec qui se garde des mois en mer)

Galette du long-cours pour la malle de voyage

VoyageReconstitution🧂facile1 h 45 (dont séchage)
Le vivre de bord (pain sec qui se garde des mois en mer)

Galette du long-cours pour la malle de voyage

Pourquoi ce plat ? En 1833, Flora embarque au Havre pour un voyage de plusieurs mois jusqu'au Pérou, par la mer. Sa malle de voyage et son passeport figurent parmi ses objets typiques. À bord, on ne mange que ce qui se conserve : le biscuit de mer, galette dure et sèche, était l'aliment du marin et du passager au long-cours.

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Le vivre de bord (pain sec qui se garde des mois en mer)

Une galette plate, dense et très sèche, cuite deux fois pour chasser toute humidité. Insipide mais increvable : trempée dans la soupe ou le café, elle ramollit et nourrit là où rien d'autre ne se garde.

Vous qui n'avez jamais traversé l'Atlantique enfermée des mois sur un navire, vous ignorez ce que vaut une simple galette de mer. Point de pain frais à bord, allez ! Rien que ces disques durs comme pierre que je rangeais dans ma malle et qu'il fallait tremper longuement dans la soupe pour ne point s'y briser les dents. C'était laid, c'était sec, mais cela tenait au corps quand le tangage vous ôtait jusqu'au goût de vivre. J'ai mâché bien des galettes en songeant à la terre que je ne voyais plus.
Flora Tristan
Ingrédients
  • Farine de fromentdeux mesures (base)
  • Eauce qu'il faut (liaison)
  • Selune pincée (conservation et goût)
Comment on faisait : Le biscuit de mer (hardtack) était la base de l'alimentation embarquée : farine, eau, sel, sans levain, cuit puis longuement séché pour résister des mois. Dur à briser, on le trempait systématiquement. C'était le compagnon obligé de tout passager au long-cours du XIXe siècle.
Sources : Flora Tristan, Pérégrinations d'une paria (1838)

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