La carte de Francesco del Giocondo
Vivanda da malato — le mets blanc réservé aux convalescents et aux jours délicats

Biancomangiare au lait d'amande et safran

RemèdeDocumentée🍯facile25 min

Une crème blanche et soyeuse de lait d'amande liée à la farine de riz, sucrée et parfumée, parfois rehaussée de fines lamelles de blanc de chapon. Le plat des malades et des palais délicats, signe de raffinement médical autant que culinaire.

Vivanda da malato — le mets blanc réservé aux convalescents et aux jours délicats

Une crème blanche et soyeuse de lait d'amande liée à la farine de riz, sucrée et parfumée, parfois rehaussée de fines lamelles de blanc de chapon. Le plat des malades et des palais délicats, signe de raffinement médical autant que culinaire.

Lorsque la fièvre visite ma maison, ou qu'un estomac se fait capricieux, je fais préparer ce manger blanc que les médecins tiennent en grande estime. On pile les amandes pour en tirer un lait, on le lie de fleur de riz, on l'adoucit de sucre, et le tout doit demeurer aussi blanc que neige. Doux au gosier, léger à l'humeur : rien ne réconforte mieux un corps affaibli, croyez-en mon expérience.
Francesco del Giocondo
Ingrédients
  • Amandes doucesune bonne quantité (base (lait))
  • Farine de rizde quoi lier (liant)
  • Sucre de canneà convenance (douceur)
  • Eau de rosequelques gouttes (parfum)
  • Blanc de chapon (facultatif)effilé fin (force (version riche))
Comment on faisait : Le biancomangiare (« manger blanc ») est l'un des plats les plus répandus de l'Europe médiévale et Renaissance, présent dans tous les grands recueils. Sa blancheur, valorisée par la médecine humorale, en faisait le mets idéal des malades et des fêtes raffinées. Il existait en version sucrée et en version au blanc de volaille pilé.
Sources : Maestro Martino, Libro de arte coquinaria (XVe s.) · Anonimo Toscano, Libro della cucina (XIVe s.)