La carte de Baldassare Castiglione
Biancomangiare de chapon aux amandes et eau de rose
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Servizio di cucina — mets blanc des délicats et des malades

Biancomangiare de chapon aux amandes et eau de rose

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Servizio di cucina — mets blanc des délicats et des malades

Biancomangiare de chapon aux amandes et eau de rose

Pourquoi ce plat ? Le biancomangiare, blanc et doux, était le mets que l'on offrait aux convives délicats et aux malades dans toutes les cours italiennes. Castiglione, homme de cabinet et de chancellerie souvent par les chemins entre Urbino, Rome et Mantoue, dut plus d'une fois se restaurer de ce blanc-manger réputé fortifiant et facile à digérer.

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Servizio di cucina — mets blanc des délicats et des malades

Une crème blanche et nacrée de blanc de chapon effiloché, lait d'amande, farine de riz et sucre, parfumée à l'eau de rose. Douce, fondante, sans aucune épice piquante : le mets de réconfort de la Renaissance, considéré comme nourrissant et sain.

Quand le corps est las des chevauchées ou la fièvre venue, rien ne vaut ce blanc-manger. On y pile la chair la plus blanche d'un chapon avec le lait des amandes et un peu de riz, le tout adouci de sucre et embaumé d'eau de rose. Voyez comme il est blanc : ni épice ardente, ni rien qui échauffe, car il convient autant au malade qu'à la dame délicate. J'en ai pris souvent au retour des longues routes, et il m'a rendu les forces sans peser sur l'estomac.
Baldassare Castiglione
Ingrédients
  • Blanc de chaponla chair d'un blanc (base effilochée)
  • Amandes doucesune bonne poignée (lait d'amande)
  • Farine de rizquelques cuillerées (liant)
  • Sucreà discrétion (douceur)
  • Eau de roseun filet (parfum)
Comment on faisait : Le biancomangiare figure dans presque tous les livres de cuisine médiévaux et renaissants (Martino, Platina). Sa blancheur entière — viande blanche, amande, riz, sucre — relevait d'une diététique humorale : un mets 'tempéré', recommandé par les médecins aux convalescents et aux estomacs fragiles.
Sources : Maestro Martino, Libro de arte coquinaria (vers 1465) · Bartolomeo Platina, De honesta voluptate et valetudine (1474)

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