La carte de André Vésale
Cotignac de coings (pâte de coing du médecin)
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La douceur de garde et de remède (confituur)

Cotignac de coings (pâte de coing du médecin)

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La douceur de garde et de remède (confituur)

Cotignac de coings (pâte de coing du médecin)

Pourquoi ce plat ? En homme de médecine, Vésale connaît les vertus que son époque prête au coing : on en fait une pâte ferme, le cotignac, prescrite pour « resserrer » l'estomac et faciliter la digestion après les repas riches. C'est à la fois une friandise de garde qui traverse l'hiver et un remède de la pharmacopée des savants.

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La douceur de garde et de remède (confituur)

Une pâte de coing épaisse et translucide, cuite longuement avec le sucre et juste relevée d'un soupçon de cannelle : douce, acidulée, elle se conserve des mois et se découpe en losanges. Confiserie et remède en même temps, à la frontière de la cuisine et de l'apothicairerie.

Voici une chose que tout homme d'étude devrait garder dans sa boîte. Le coing, cru, est âpre et inmangeable ; mais cuit longuement avec le sucre, il devient cette pâte ferme et vermeille que l'on nomme cotignac. J'en prenais un petit losange au sortir de table, car les anciens et l'expérience s'accordent : il resserre l'estomac et apaise les vents qui troublent l'esprit pendant l'étude. Coupez-le menu, gardez-le au sec, et il vous tiendra compagnie tout l'hiver sans se gâter.
André Vésale
Ingrédients
  • Coings mûrsplusieurs (fruit de base)
  • Sucre (ou miel)poids égal à la pulpe (conservation et douceur)
  • Cannelleun soupçon (épice signature)
Comment on faisait : Le cotignac (du latin cydonium, le coing) est attesté de longue date comme confiserie et comme remède : les apothicaires en faisaient des pâtes et des « marmelades » réputées astringentes et digestives. Le coing, riche en pectine, prend en gelée ferme sans aucun additif moderne — une conserve idéale avant la réfrigération.