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Pain d'épices au miel et au seigle
Pourquoi ce plat ? La cour de François Ier était itinérante : elle se déplaçait de château en château, et le roi guerroya jusqu'en Italie. Le pain d'épices, dense, sucré au miel et longue conservation, était la provision idéale des voyages et des campagnes — il ne se gâtait pas et soutenait l'homme.
Un pain dense et brun, sucré au miel et parfumé d'anis et de canelle, qui se garde longtemps et se transporte facilement. À grignoter en chemin.
Quand ma cour lève le camp pour gagner Fontainebleau ou que mes gens partent en campagne, on emporte du pain d'épices ! Ce pain-là ne connaît point la moisissure : tout de miel et de seigle, chargé d'anis et de canelle, il tient bon dans la besace des semaines durant. J'en ai rompu plus d'un morceau à cheval, entre deux étapes. Coupe-le mince, l'ami, et tu verras qu'un roi en marche se contente parfois de bien peu.
- •Miel — en abondance (sucre, liant et conservation)
- •Farine de seigle — ce qu'il faut (corps du pain)
- •Anis — une bonne pincée (parfum dominant)
- •Canelle et gingembre — un peu (épices chaudes)
- •Girofle — une pointe (parfum)
Pain d'épices au miel et au seigle
Un pain dense et brun, sucré au miel et parfumé d'anis et de canelle, qui se garde longtemps et se transporte facilement. À grignoter en chemin.
Pourquoi ce plat ? La cour de François Ier était itinérante : elle se déplaçait de château en château, et le roi guerroya jusqu'en Italie. Le pain d'épices, dense, sucré au miel et longue conservation, était la provision idéale des voyages et des campagnes — il ne se gâtait pas et soutenait l'homme.
Quand ma cour lève le camp pour gagner Fontainebleau ou que mes gens partent en campagne, on emporte du pain d'épices ! Ce pain-là ne connaît point la moisissure : tout de miel et de seigle, chargé d'anis et de canelle, il tient bon dans la besace des semaines durant. J'en ai rompu plus d'un morceau à cheval, entre deux étapes. Coupe-le mince, l'ami, et tu verras qu'un roi en marche se contente parfois de bien peu.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — en abondance (sucre, liant et conservation)
- Farine de seigle — ce qu'il faut (corps du pain)
- Anis — une bonne pincée (parfum dominant)
- Canelle et gingembre — un peu (épices chaudes)
- Girofle — une pointe (parfum)
Ingrédients
- Miel — 250 g (sucre et liant)
- Farine de seigle — 250 g (corps du pain)
- Anis vert moulu (ou graines) — 1 c. à café (parfum dominant)
- Canelle — 1 c. à café (épice)
- Gingembre + girofle moulus — 1/2 c. à café (épices)
- Bicarbonate — 1 c. à café (légère levée (adaptation moderne))
- Lait ou eau tiède — 10 cl (détendre la pâte)
Préparation
- Faire tiédir le miel jusqu'à ce qu'il soit liquide. Le verser sur la farine de seigle mélangée aux épices.
- Ajouter le bicarbonate dilué dans le lait tiède, mélanger en une pâte épaisse et collante.
- Verser dans un moule à cake chemisé. Laisser reposer 1 h (idéalement une nuit pour le goût).
- Cuire 45-50 min à 160 °C. Vérifier la cuisson à la lame.
- Démouler, laisser refroidir, emballer : le pain d'épices est meilleur après 1-2 jours et se garde longtemps.
Comment on faisait : Le pain d'épices ancien était souvent un simple mélange de miel et de farine de seigle pétri et longuement reposé, sans levure, ce qui le rendait très dense et durable. Sa conservation exceptionnelle en faisait une nourriture de voyage, de pèlerinage et de guerre. La levée (bicarbonate) est un ajout moderne pour l'alléger.
Le twist contemporain : Le trancher fin et le servir avec une fine lame de fromage affiné, ou le toaster légèrement — clin d'œil aux étapes de la cour itinérante.
Sources : Le Ménagier de Paris (c. 1393) · Le Viandier de Taillevent
François Ier · Charactorium





