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Pain d'épices de Weimar
Pourquoi ce plat ? Madame de Staël parcourut l'Allemagne pour écrire De l'Allemagne et séjourna à Weimar auprès de Goethe et Schiller. Ce pain d'épices de tradition germanique, qui se conserve longtemps, est le compagnon idéal des longues routes de berline qu'elle aimait tant.
Un pain d'épices dense au miel, parfumé de cannelle, de girofle et d'écorces, qui gagne au repos et voyage sans se gâter : la douceur des malles de voyage à travers l'Europe.
On ne connaît point l'Allemagne tant qu'on n'a pas goûté, dans quelque auberge de Saxe, ce pain brun et parfumé que l'on nomme là-bas Lebkuchen. J'en faisais emporter dans ma berline, car il se garde des semaines sans rien perdre, et réconforte mieux qu'un long discours par les froides routes du Nord. On le pétrit de miel chaud, de farine de seigle et d'épices d'Orient — cannelle, girofle, un soupçon de gingembre — puis on le laisse mûrir quelques jours avant de l'entamer. C'est, je crois, le goût même de ce pays grave et rêveur que j'ai tant aimé à peindre.
- •Miel — une bonne livre (base et conservation)
- •Farine de seigle et de froment — à parts mêlées (structure)
- •Cannelle, girofle, gingembre — en poudre (épices)
- •Écorces d'orange confites — hachées (parfum)
- •Potasse (levain de boulanger) — une pincée (levée)
Pain d'épices de Weimar
Un pain d'épices dense au miel, parfumé de cannelle, de girofle et d'écorces, qui gagne au repos et voyage sans se gâter : la douceur des malles de voyage à travers l'Europe.
Pourquoi ce plat ? Madame de Staël parcourut l'Allemagne pour écrire De l'Allemagne et séjourna à Weimar auprès de Goethe et Schiller. Ce pain d'épices de tradition germanique, qui se conserve longtemps, est le compagnon idéal des longues routes de berline qu'elle aimait tant.
On ne connaît point l'Allemagne tant qu'on n'a pas goûté, dans quelque auberge de Saxe, ce pain brun et parfumé que l'on nomme là-bas Lebkuchen. J'en faisais emporter dans ma berline, car il se garde des semaines sans rien perdre, et réconforte mieux qu'un long discours par les froides routes du Nord. On le pétrit de miel chaud, de farine de seigle et d'épices d'Orient — cannelle, girofle, un soupçon de gingembre — puis on le laisse mûrir quelques jours avant de l'entamer. C'est, je crois, le goût même de ce pays grave et rêveur que j'ai tant aimé à peindre.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une bonne livre (base et conservation)
- Farine de seigle et de froment — à parts mêlées (structure)
- Cannelle, girofle, gingembre — en poudre (épices)
- Écorces d'orange confites — hachées (parfum)
- Potasse (levain de boulanger) — une pincée (levée)
Ingrédients
- Miel — 300 g (base et conservation)
- Farine de seigle — 150 g (structure)
- Farine de froment — 150 g (structure)
- Mélange cannelle / girofle / gingembre / muscade — 2 c. à café (épices)
- Écorces d'orange confites hachées — 50 g (parfum)
- Bicarbonate de soude — 1 c. à café (levée)
- Lait ou eau tiède — 10 cl (détrempe)
Préparation
- Faites tiédir le miel jusqu'à ce qu'il devienne fluide.
- Mélangez les farines, les épices et les écorces confites, puis incorporez le miel et le bicarbonate délayé dans le liquide tiède.
- Pétrissez en une pâte épaisse, versez-la dans un moule chemisé.
- Cuisez à four doux (160 °C) environ 45 minutes, jusqu'à ce qu'une lame ressorte propre.
- Laissez complètement refroidir, puis enveloppez et patientez deux à trois jours : le pain d'épices se bonifie et révèle ses arômes.
Comment on faisait : Le Lebkuchen est une spécialité allemande très ancienne, liée aux villes de foires comme Nuremberg. Sa richesse en miel et en épices lui assurait une longue conservation, ce qui en faisait une provision de choix pour les voyageurs avant l'ère de la réfrigération.
Le twist contemporain : Coupé en fins bâtonnets glacés au sucre, il accompagne à merveille le café des salons (recette r1) : l'Allemagne et les Lumières dans la même bouchée.
Madame de Staël · Charactorium





