La carte de Antonio de Beatis
Confiserie sèche du servizio di credenza, emportée en chemin

Mostaccioli (gâteaux secs au miel et aux épices)

VoyageDocumentée🍯 🌶️facile1 h

De petits gâteaux fermes au miel, à la farine et aux épices douces, durcis à la cuisson pour mieux se conserver. On les croque tels quels ou trempés dans le vin, en route ou à la veillée.

Confiserie sèche du servizio di credenza, emportée en chemin

De petits gâteaux fermes au miel, à la farine et aux épices douces, durcis à la cuisson pour mieux se conserver. On les croque tels quels ou trempés dans le vin, en route ou à la veillée.

Pour la route, lecteur, rien ne vaut les mostaccioli ! On les pétrit de bonne farine, de miel chaud et d'épices — cannelle surtout, et un grain d'anis — puis on les cuit jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes sous la dent. Ainsi durcis, ils tiennent des semaines sans se gâter dans le coffret, ce qui n'est pas peu dire quand on chevauche de Naples jusques aux pays du Nord. Je les trempais le soir dans un doigt de vin, et c'était comme retrouver un peu de la douceur de chez nous au milieu des terres étrangères.
Antonio de Beatis
Ingrédients
  • Farine de fromentce qu'il faut pour une pâte ferme (structure)
  • Mielune bonne part, chauffé (sucre et conservation)
  • Cannelle, anis, un peu de poivreépices pilées (parfum)
  • Vin ou eau de fleurun trait (détrempe)
Comment on faisait : Les mostaccioli (de mustum, le moût) sont attestés depuis l'Antiquité romaine et déclinés dans toute l'Italie médiévale et Renaissance, souvent au miel et aux épices, parfois au moût cuit. Leur dureté volontaire en faisait une provision de voyage et de carême ; on les retrouve dans les recueils du XVe siècle. À Naples, patrie de De Beatis, ils sont une tradition tenace.
Sources : Maestro Martino da Como, Libro de arte coquinaria, vers 1465 · Bartolomeo Platina, De honesta voluptate et valetudine, 1474

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