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Tablette coco de Fort-de-France
Pourquoi ce plat ? Avant Blida, avant Tunis, il y a l'enfance martiniquaise de Fanon à Fort-de-France. Les tablettes de coco caramélisées au sucre de canne sont la friandise que les enfants achetaient aux marchandes de rue, le goût même des Antilles natales. C'est le fil sucré qui relie le grand penseur de la décolonisation au petit garçon créole qu'il fut.
Des pavés de noix de coco fraîchement râpée prise dans un caramel de sucre de canne, parfumés à la vanille et au zeste de citron vert. Croquant, doré, fondant : la friandise des marchés antillais.
Avant les théories et les exils, il y eut un enfant de Fort-de-France qui courait vers la marchande, deux sous serrés dans la main, pour une tablette de coco. Le sucre de canne caramélisé, la noix de coco râpée du matin même, ce parfum de vanille — voilà mon île dans la bouche. On les vendait tièdes, collantes au papier, et c'était toute la douceur d'un pays qu'on ne mesure qu'une fois loin de lui. Goûtez-en une, et vous saurez d'où je viens.
- •Noix de coco fraîche râpée — une grosse (base)
- •Sucre de canne — deux fois le volume de coco environ (caramel)
- •Gousse de vanille — 1 (parfum)
- •Zeste de citron vert — un peu (fraîcheur)
Tablette coco de Fort-de-France
Des pavés de noix de coco fraîchement râpée prise dans un caramel de sucre de canne, parfumés à la vanille et au zeste de citron vert. Croquant, doré, fondant : la friandise des marchés antillais.
Pourquoi ce plat ? Avant Blida, avant Tunis, il y a l'enfance martiniquaise de Fanon à Fort-de-France. Les tablettes de coco caramélisées au sucre de canne sont la friandise que les enfants achetaient aux marchandes de rue, le goût même des Antilles natales. C'est le fil sucré qui relie le grand penseur de la décolonisation au petit garçon créole qu'il fut.
Avant les théories et les exils, il y eut un enfant de Fort-de-France qui courait vers la marchande, deux sous serrés dans la main, pour une tablette de coco. Le sucre de canne caramélisé, la noix de coco râpée du matin même, ce parfum de vanille — voilà mon île dans la bouche. On les vendait tièdes, collantes au papier, et c'était toute la douceur d'un pays qu'on ne mesure qu'une fois loin de lui. Goûtez-en une, et vous saurez d'où je viens.
Ingrédients (version d’époque)
- Noix de coco fraîche râpée — une grosse (base)
- Sucre de canne — deux fois le volume de coco environ (caramel)
- Gousse de vanille — 1 (parfum)
- Zeste de citron vert — un peu (fraîcheur)
Ingrédients
- Noix de coco fraîche râpée (ou râpé non sucré réhydraté) — 250 g (base)
- Sucre de canne (roux) — 300 g (caramel)
- Eau — 8 cl (fonte du sucre)
- Vanille (gousse ou extrait) — 1 gousse (parfum)
- Zeste de citron vert — 1 (fraîcheur)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Faire fondre le sucre avec l'eau et la vanille jusqu'à un sirop ambré (petit caramel).
- Hors du feu, ajouter la noix de coco râpée, le zeste de citron vert et la pincée de sel ; mélanger vivement.
- Remettre 3-4 min sur feu doux en remuant pour que la masse s'assèche et accroche.
- Étaler à 1,5 cm d'épaisseur sur un papier cuisson huilé, lisser.
- Laisser tiédir, prédécouper en rectangles (« tablettes »), laisser durcir complètement avant de séparer.
Comment on faisait : Dans la Martinique de l'enfance de Fanon, le sucre de canne abondait — c'était l'île sucrière par excellence — et les marchandes de rue transformaient la noix de coco locale en mille douceurs vendues à la pièce. La tablette coco se cuisait au chaudron, à l'œil, le degré du caramel jugé à la couleur et à l'odeur.
Le twist contemporain : Trempez un coin de chaque tablette dans un peu de jus de citron vert juste avant de servir : l'acidité qui claque sur le sucre, un clin d'œil aux Antilles d'aujourd'hui.
Frantz Fanon · Charactorium





