La carte de Frantz Fanon
Tablette coco de Fort-de-France
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La douceur de rue de l'enfance créole

Tablette coco de Fort-de-France

Street foodÉvocation🍯facile30 min
La douceur de rue de l'enfance créole

Tablette coco de Fort-de-France

Pourquoi ce plat ? Avant Blida, avant Tunis, il y a l'enfance martiniquaise de Fanon à Fort-de-France. Les tablettes de coco caramélisées au sucre de canne sont la friandise que les enfants achetaient aux marchandes de rue, le goût même des Antilles natales. C'est le fil sucré qui relie le grand penseur de la décolonisation au petit garçon créole qu'il fut.

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La douceur de rue de l'enfance créole

Des pavés de noix de coco fraîchement râpée prise dans un caramel de sucre de canne, parfumés à la vanille et au zeste de citron vert. Croquant, doré, fondant : la friandise des marchés antillais.

Avant les théories et les exils, il y eut un enfant de Fort-de-France qui courait vers la marchande, deux sous serrés dans la main, pour une tablette de coco. Le sucre de canne caramélisé, la noix de coco râpée du matin même, ce parfum de vanille — voilà mon île dans la bouche. On les vendait tièdes, collantes au papier, et c'était toute la douceur d'un pays qu'on ne mesure qu'une fois loin de lui. Goûtez-en une, et vous saurez d'où je viens.
Frantz Fanon
Ingrédients
  • Noix de coco fraîche râpéeune grosse (base)
  • Sucre de cannedeux fois le volume de coco environ (caramel)
  • Gousse de vanille1 (parfum)
  • Zeste de citron vertun peu (fraîcheur)
Comment on faisait : Dans la Martinique de l'enfance de Fanon, le sucre de canne abondait — c'était l'île sucrière par excellence — et les marchandes de rue transformaient la noix de coco locale en mille douceurs vendues à la pièce. La tablette coco se cuisait au chaudron, à l'œil, le degré du caramel jugé à la couleur et à l'odeur.

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