retournerKhubz et dattes — pain plat et dattes du voyageur
Khubz et dattes — pain plat et dattes du voyageur
Pourquoi ce plat ? Sa fiche d'ancrage le mentionne : pain plat et dattes étaient l'ordinaire de Stark dans les régions arabes. Mangeant peu, elle se contentait souvent d'un pain rompu et d'une poignée de dattes pour traverser une journée de marche.
Une galette de farine pétrie sans levain, cuite en quelques minutes contre la paroi d'un four de terre ou sur une plaque brûlante, que l'on déchire à la main pour la manger avec des dattes moelleuses. Simple, nourrissant, le repas du désert par excellence.
Le voyageur apprend vite à se contenter de peu, et je n'ai jamais rien mangé de meilleur, par certains matins, qu'un pain encore chaud rompu entre les doigts. On le cuit en un instant contre les parois du four de terre, il gonfle, il dore, et l'on en arrache un morceau pour y enfermer deux ou trois dattes. C'est tout : le pain pour la force, la datte pour le cœur. Quand on marche tout le jour sous un grand soleil, croyez-moi, cela suffit amplement à vous rendre heureuse.
- •Farine de blé — selon les bouches à nourrir (base du pain)
- •Eau — ce qu'il faut pour une pâte souple (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Dattes séchées — une poignée par personne (accompagnement sucré)
Khubz et dattes — pain plat et dattes du voyageur
Une galette de farine pétrie sans levain, cuite en quelques minutes contre la paroi d'un four de terre ou sur une plaque brûlante, que l'on déchire à la main pour la manger avec des dattes moelleuses. Simple, nourrissant, le repas du désert par excellence.
Pourquoi ce plat ? Sa fiche d'ancrage le mentionne : pain plat et dattes étaient l'ordinaire de Stark dans les régions arabes. Mangeant peu, elle se contentait souvent d'un pain rompu et d'une poignée de dattes pour traverser une journée de marche.
Le voyageur apprend vite à se contenter de peu, et je n'ai jamais rien mangé de meilleur, par certains matins, qu'un pain encore chaud rompu entre les doigts. On le cuit en un instant contre les parois du four de terre, il gonfle, il dore, et l'on en arrache un morceau pour y enfermer deux ou trois dattes. C'est tout : le pain pour la force, la datte pour le cœur. Quand on marche tout le jour sous un grand soleil, croyez-moi, cela suffit amplement à vous rendre heureuse.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — selon les bouches à nourrir (base du pain)
- Eau — ce qu'il faut pour une pâte souple (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Dattes séchées — une poignée par personne (accompagnement sucré)
Ingrédients
- Farine de blé (T65 ou complète) — 300 g (base du pain)
- Eau tiède — 180 ml environ (liant)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Dattes moelleuses (Medjool ou Deglet Nour) — 8 à 12 (accompagnement sucré)
Préparation
- Mélanger la farine, le sel et l'eau tiède jusqu'à obtenir une pâte souple ; pétrir 5 minutes puis laisser reposer 20 minutes sous un linge.
- Diviser en boules de la taille d'un œuf et abaisser chacune en galette fine.
- Cuire sur une plaque ou une poêle en fonte très chaude, sans matière grasse, 1 à 2 minutes par face jusqu'à ce que des cloques dorées se forment.
- Empiler les galettes sous un linge pour les garder souples.
- Servir tiède, déchiré à la main, avec un bol de dattes.
Comment on faisait : Le pain bédouin le plus rustique se cuit sans levain sur une plaque bombée (saj) ou même sur une pierre chaude posée sur les braises ; certaines tribus l'enfouissent sous le sable chauffé. Les dattes, séchées et faciles à transporter, complètent ce pain en apportant sucre et énergie — un duo immémorial des routes du désert.
Le twist contemporain : Glissez dans chaque datte un éclat de noix ou une lichette de beurre salé : la galette tiède devient un en-cas de randonnée digne d'une exploratrice.
Sources : Freya Stark, The Valleys of the Assassins (1934)
Freya Stark · Charactorium