La carte de Fulvie
Buccellatum, le pain double-cuit du siège
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Cibaria militaria — vivres de campagne et de conservation

Buccellatum, le pain double-cuit du siège

ConservationReconstitution🧂moyen3 h (dont repos)
Cibaria militaria — vivres de campagne et de conservation

Buccellatum, le pain double-cuit du siège

Pourquoi ce plat ? Pendant la guerre de Pérouse, Fulvie soutint les légions assiégées d'Octave et connut la dure logistique du siège. Le buccellatum, pain deux fois cuit qui se garde des mois, était la nourriture des soldats enfermés dans les murs — un pain de guerre, à l'image de la résistance qu'elle dirigea les armes à la main.

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Cibaria militaria — vivres de campagne et de conservation

Une galette de pain cuite, tranchée puis recuite jusqu'à devenir dure et sèche : le « biscuit » des légions, qui ne moisit pas et se ramollit dans la soupe ou le vin coupé. Sobriété et endurance.

Tu crois la guerre faite de discours ? Elle est faite de pain. Derrière les murs de Pérouse, on ne mangeait pas le pain tendre du Forum, mais cette galette deux fois passée au four, dure comme un bouclier, qui tient des lunes sans pourrir. On la trempe dans la soupe ou dans le vin pour qu'elle se laisse mordre. Voilà ce que j'ai partagé avec les soldats pendant qu'Octave nous affamait — et je n'ai pas plié.
Fulvie
Ingrédients
  • Farine de blé (et un peu d'épeautre)à volonté (base)
  • Eauselon la pâte (hydratation)
  • Selune bonne pincée (goût et conservation)
  • Levainun peu (légère fermentation)
Comment on faisait : Les armées romaines emportaient un pain biscuité (« panis militaris », ancêtre du buccellatum nommé plus tardivement) cuit deux fois pour le rendre quasi imputrescible. On le réhydratait dans le bouillon (la « puls ») ou la posca. Lors d'un siège comme celui de Pérouse (41-40 av. J.-C.), de telles réserves décidaient de l'issue.
Sources : Pline l'Ancien, Histoire naturelle (sur les pains conservés)

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