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Café noir des nuits d'écriture
Pourquoi ce plat ? Sand était une grande buveuse de café, qu'elle consommait en abondance pour soutenir ses longues nuits d'écriture. Travaillant souvent de minuit à l'aube, elle s'en faisait servir tasse après tasse pour tenir la plume jusqu'au petit jour.
Un café noir, fort et brûlant, préparé à l'ancienne par infusion ou décoction, servi sans cérémonie dans une tasse de faïence. Le carburant des veilleurs et des écrivains acharnés.
On me reproche assez mon café pour que je le défende ici : c'est lui, et non quelque muse, qui me tient éveillée quand la maisonnée dort et que la plume court enfin librement. Je le veux noir, fort, sans ces mièvreries de lait et de sucre dont on l'affadit dans les salons. Tasse après tasse, il accompagne mes nuits jusqu'à ce que le jour pâlisse aux fenêtres et que la page soit pleine. Travaillez de nuit, mes amis, et vous comprendrez quel ami fidèle est ce breuvage amer.
- •Café en grains torréfiés — une bonne mesure (infusion)
- •Eau de source — ce qu'il faut (extraction)
Café noir des nuits d'écriture
Un café noir, fort et brûlant, préparé à l'ancienne par infusion ou décoction, servi sans cérémonie dans une tasse de faïence. Le carburant des veilleurs et des écrivains acharnés.
Pourquoi ce plat ? Sand était une grande buveuse de café, qu'elle consommait en abondance pour soutenir ses longues nuits d'écriture. Travaillant souvent de minuit à l'aube, elle s'en faisait servir tasse après tasse pour tenir la plume jusqu'au petit jour.
On me reproche assez mon café pour que je le défende ici : c'est lui, et non quelque muse, qui me tient éveillée quand la maisonnée dort et que la plume court enfin librement. Je le veux noir, fort, sans ces mièvreries de lait et de sucre dont on l'affadit dans les salons. Tasse après tasse, il accompagne mes nuits jusqu'à ce que le jour pâlisse aux fenêtres et que la page soit pleine. Travaillez de nuit, mes amis, et vous comprendrez quel ami fidèle est ce breuvage amer.
Ingrédients (version d’époque)
- Café en grains torréfiés — une bonne mesure (infusion)
- Eau de source — ce qu'il faut (extraction)
Ingrédients
- Café moulu (torréfaction foncée) — 10 g par tasse (infusion)
- Eau frémissante (non bouillante) — 15 cl par tasse (extraction)
Préparation
- Moudre les grains assez finement, juste avant la préparation, pour préserver l'arôme.
- Chauffer l'eau jusqu'à frémissement, sans la faire bouillir franchement.
- Verser l'eau sur le café (en cafetière à piston, filtre ou à l'ancienne dans un linge) et laisser infuser 4 minutes.
- Filtrer et servir aussitôt, brûlant, dans une tasse de faïence, noir et sans sucre selon l'usage de Sand.
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le café se préparait souvent par décoction ou dans des cafetières à percolation naissantes. Boisson devenue populaire, il était associé au travail intellectuel ; nombre d'écrivains et de penseurs, de Balzac à Sand, en faisaient une consommation considérable pour prolonger leurs veilles.
Le twist contemporain : Servez-le en version « ristretto de Nohant », très serré dans une petite tasse, accompagné d'un carré de pâte de coing maison pour adoucir l'amertume.
George Sand · Charactorium





