retournerConfiture de coings de Nohant
Confiture de coings de Nohant
Pourquoi ce plat ? Sand entretenait à Nohant un potager et un verger généreux, et les confitures maison faisaient partie des plaisirs simples de sa table. Le coing, fruit d'automne du Berry, se gardait tout l'hiver une fois transformé en confiture ou en pâte.
Une confiture ambrée et parfumée, où la chair âpre du coing se mue en gelée translucide à la longue cuisson, relevée d'un soupçon de citron. On la rangeait au cellier pour adoucir les mois froids.
À l'automne, quand les coings du verger embaument jusque dans la maison, c'est jour de chaudron à Nohant. Je veille moi-même à la cuisson, car ce fruit têtu demande de la patience : il faut le laisser confire longtemps jusqu'à ce qu'il prenne cette belle teinte de vieil or. On en remplit les pots que l'on cachette de papier, et tout l'hiver durant, une cuillerée sur du pain bis vous rappelle la douceur des beaux jours. Rien ne me semble plus précieux qu'un cellier bien garni quand souffle la bise.
- •Coings mûrs du verger — une corbeille (fruit de base)
- •Sucre — à poids presque égal (conservation et douceur)
- •Eau — ce qu'il faut (cuisson)
- •Citron — un (acidité et tenue)
Confiture de coings de Nohant
Une confiture ambrée et parfumée, où la chair âpre du coing se mue en gelée translucide à la longue cuisson, relevée d'un soupçon de citron. On la rangeait au cellier pour adoucir les mois froids.
Pourquoi ce plat ? Sand entretenait à Nohant un potager et un verger généreux, et les confitures maison faisaient partie des plaisirs simples de sa table. Le coing, fruit d'automne du Berry, se gardait tout l'hiver une fois transformé en confiture ou en pâte.
À l'automne, quand les coings du verger embaument jusque dans la maison, c'est jour de chaudron à Nohant. Je veille moi-même à la cuisson, car ce fruit têtu demande de la patience : il faut le laisser confire longtemps jusqu'à ce qu'il prenne cette belle teinte de vieil or. On en remplit les pots que l'on cachette de papier, et tout l'hiver durant, une cuillerée sur du pain bis vous rappelle la douceur des beaux jours. Rien ne me semble plus précieux qu'un cellier bien garni quand souffle la bise.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings mûrs du verger — une corbeille (fruit de base)
- Sucre — à poids presque égal (conservation et douceur)
- Eau — ce qu'il faut (cuisson)
- Citron — un (acidité et tenue)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (poids épluché) (fruit de base)
- Sucre — 800 g (conservation et douceur)
- Eau — 50 cl (cuisson)
- Jus de citron — 1 citron (acidité et tenue)
Préparation
- Éplucher et épépiner les coings, les couper en dés ; réserver pépins et épluchures dans un nouet (ils sont riches en pectine).
- Cuire les dés avec l'eau et le nouet une trentaine de minutes jusqu'à ce qu'ils s'attendrissent.
- Retirer le nouet, ajouter le sucre et le jus de citron, puis poursuivre la cuisson à feu doux en remuant.
- Laisser confire 45 minutes à 1 heure jusqu'à ce que la confiture nappe et prenne une couleur ambrée ; tester sur une assiette froide.
- Verser bouillant dans des pots ébouillantés, fermer aussitôt et retourner pour faire le vide d'air.
Comment on faisait : Faute de réfrigération, la confiture était un mode de conservation essentiel : le sucre, de plus en plus accessible au XIXe siècle grâce au sucre de betterave, permettait de garder les fruits d'été et d'automne. Les pots se fermaient d'un rond de papier imbibé d'eau-de-vie et d'un couvercle de tissu noué.
Le twist contemporain : Glissez un bâton de cannelle et quelques graines de cardamome écrasées en fin de cuisson pour une confiture de coing aux épices, servie avec un fromage de chèvre affiné.
George Sand · Charactorium





