La carte de George Sand
Douceur de garde des celliers

Confiture de coings de Nohant

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen2 h

Une confiture ambrée et parfumée, où la chair âpre du coing se mue en gelée translucide à la longue cuisson, relevée d'un soupçon de citron. On la rangeait au cellier pour adoucir les mois froids.

Douceur de garde des celliers

Une confiture ambrée et parfumée, où la chair âpre du coing se mue en gelée translucide à la longue cuisson, relevée d'un soupçon de citron. On la rangeait au cellier pour adoucir les mois froids.

À l'automne, quand les coings du verger embaument jusque dans la maison, c'est jour de chaudron à Nohant. Je veille moi-même à la cuisson, car ce fruit têtu demande de la patience : il faut le laisser confire longtemps jusqu'à ce qu'il prenne cette belle teinte de vieil or. On en remplit les pots que l'on cachette de papier, et tout l'hiver durant, une cuillerée sur du pain bis vous rappelle la douceur des beaux jours. Rien ne me semble plus précieux qu'un cellier bien garni quand souffle la bise.
George Sand
Ingrédients
  • Coings mûrs du vergerune corbeille (fruit de base)
  • Sucreà poids presque égal (conservation et douceur)
  • Eauce qu'il faut (cuisson)
  • Citronun (acidité et tenue)
Comment on faisait : Faute de réfrigération, la confiture était un mode de conservation essentiel : le sucre, de plus en plus accessible au XIXe siècle grâce au sucre de betterave, permettait de garder les fruits d'été et d'automne. Les pots se fermaient d'un rond de papier imbibé d'eau-de-vie et d'un couvercle de tissu noué.