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Sanciau au miel
Pourquoi ce plat ? Le sanciau, épaisse crêpe paysanne du Berry, marquait les jours de fête et les dimanches dans les campagnes que Sand connaissait intimement et dépeignait dans ses romans champêtres comme La Mare au diable.
Une crêpe épaisse et moelleuse, à mi-chemin entre la galette et le pancake, faite de farine de froment et de blé noir, dorée à la poêle et arrosée de miel. Une gourmandise rustique qui réjouissait petits et grands lors des réjouissances villageoises.
Quand la fête battait son plein au village, ou qu'un dimanche s'annonçait paresseux, on entendait grésiller le sanciau dans la grande poêle de fonte. Je l'aime épais, presque comme un gâteau, à peine sucré dans la pâte, car c'est le miel des ruches du domaine qui doit chanter par-dessus. Retournez-le d'un geste franc, sans hésiter, et laissez-le prendre une belle couleur de pain bis. Mes petits-enfants en réclamaient toujours une seconde part, et je n'ai jamais su la leur refuser.
- •Farine de froment — deux poignées (base de la pâte)
- •Farine de blé noir (sarrasin) — une poignée (goût rustique)
- •Œufs — quelques-uns (liant et moelleux)
- •Lait — ce qu'il faut (détrempe)
- •Miel des ruches — à volonté (garniture)
- •Beurre — une noix (cuisson)
Sanciau au miel
Une crêpe épaisse et moelleuse, à mi-chemin entre la galette et le pancake, faite de farine de froment et de blé noir, dorée à la poêle et arrosée de miel. Une gourmandise rustique qui réjouissait petits et grands lors des réjouissances villageoises.
Pourquoi ce plat ? Le sanciau, épaisse crêpe paysanne du Berry, marquait les jours de fête et les dimanches dans les campagnes que Sand connaissait intimement et dépeignait dans ses romans champêtres comme La Mare au diable.
Quand la fête battait son plein au village, ou qu'un dimanche s'annonçait paresseux, on entendait grésiller le sanciau dans la grande poêle de fonte. Je l'aime épais, presque comme un gâteau, à peine sucré dans la pâte, car c'est le miel des ruches du domaine qui doit chanter par-dessus. Retournez-le d'un geste franc, sans hésiter, et laissez-le prendre une belle couleur de pain bis. Mes petits-enfants en réclamaient toujours une seconde part, et je n'ai jamais su la leur refuser.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — deux poignées (base de la pâte)
- Farine de blé noir (sarrasin) — une poignée (goût rustique)
- Œufs — quelques-uns (liant et moelleux)
- Lait — ce qu'il faut (détrempe)
- Miel des ruches — à volonté (garniture)
- Beurre — une noix (cuisson)
Ingrédients
- Farine de froment — 150 g (base de la pâte)
- Farine de sarrasin — 75 g (goût rustique)
- Œufs — 2 (liant et moelleux)
- Lait — 30 cl (détrempe)
- Sucre — 1 cuillère à soupe (légère douceur dans la pâte)
- Miel — 4 cuillères à soupe (garniture)
- Beurre — 30 g (cuisson)
Préparation
- Mélanger les deux farines, le sucre et une pincée de sel, puis incorporer les œufs.
- Délayer peu à peu avec le lait pour obtenir une pâte épaisse et lisse, plus dense qu'une pâte à crêpes ; laisser reposer 30 minutes.
- Faire fondre une noix de beurre dans une poêle et y verser une louche généreuse de pâte sur 1 cm d'épaisseur.
- Cuire à feu moyen jusqu'à ce que des bulles se forment, retourner et dorer l'autre face.
- Servir bien chaud, nappé de miel tiède.
Comment on faisait : Le sanciau (aussi dit sanciot ou matefaim selon les régions) se préparait avec les farines disponibles à la ferme, souvent mêlées de blé noir, peu coûteux. Sans sucre raffiné dans les foyers modestes, on le sucrait au miel ou on le mangeait nature, voire salé selon les jours.
Le twist contemporain : Dressez-le plié en quatre avec une cuillerée de fromage blanc fermier et un filet de miel de châtaignier, baptisé « sanciau de Nohant ».
George Sand · Charactorium





