La carte de Georges Clemenceau
Préfou vendéen au beurre d'ail
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Le casse-croûte du four — à partager debout

Préfou vendéen au beurre d'ail

Street foodDocumentée🧂facile30 min
Le casse-croûte du four — à partager debout

Préfou vendéen au beurre d'ail

Pourquoi ce plat ? Le préfou est le pain partagé de Vendée par excellence : à l'origine, le boulanger cuisait une galette d'essai pour vérifier la chaleur du four, qu'on dévorait aussitôt, tiède. Clemenceau, homme de terrain qui allait au-devant des poilus dans les tranchées, aimait ce qui se mange vite, debout et ensemble.

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Le casse-croûte du four — à partager debout

Une galette de pain plate, fendue et fourrée d'un beurre d'ail salé qui imprègne la mie au passage au four. On la rompt à la main, brûlante, et on la fait tourner. Le casse-croûte convivial du bocage.

Au front, je n'avais pas le temps des nappes ni des couverts d'argent. On rompait le pain à la main, debout dans la boue, et c'était très bien ainsi ! Cela me ramenait au préfou de mon pays : cette galette que le boulanger sortait du four pour goûter la braise, qu'on ouvrait en deux pour la beurrer d'ail à pleines mains. On se la passait de l'un à l'autre sans façon. Un peuple qui sait partager son pain, croyez-moi, sait aussi tenir devant l'ennemi.
— Georges Clemenceau
Ingrédients
  • •Pâte à pain (levain, farine, eau, sel) — un pâton (base)
  • •Beurre demi-sel — une bonne motte (fourrage signature)
  • •Ail frais — plusieurs gousses (parfum dominant)
  • •Sel — une pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Le mot « préfou » viendrait de « pour le four » ou « pris au four » : la galette témoin du boulanger. On la beurrait d'ail aussitôt sortie, et elle se partageait entre voisins venus chercher leur pain. Aujourd'hui encore, c'est l'apéritif emblématique de la Vendée.

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