Infusion de chrysanthème au sucre candi (冰糖菊花茶, bīngtáng júhuā chá)
Une infusion claire et dorée de fleurs de chrysanthème séchées, à peine amère, adoucie d'un éclat de sucre candi. Limpide, parfumée, on la buvait chaude pour apaiser l'esprit et les yeux.
Une infusion claire et dorée de fleurs de chrysanthème séchées, à peine amère, adoucie d'un éclat de sucre candi. Limpide, parfumée, on la buvait chaude pour apaiser l'esprit et les yeux.
Mon corps me trahit depuis l'enfance, et dans la solitude de Yingtai, c'est cette fleur séchée qui me tient compagnie. Verse l'eau frémissante — non point bouillante, tu brûlerais les pétales — sur une poignée de chrysanthèmes, laisse-les s'ouvrir et teinter l'eau d'or pâle, et fais fondre un morceau de sucre candi. On dit qu'elle rafraîchit le feu intérieur et éclaircit le regard : un empereur impuissant n'a plus que cela pour soigner ses peines.
- •Fleurs de chrysanthème séchées — une poignée (infusion médicinale)
- •Sucre candi (bingtang) — un morceau (adoucissant)
- •Eau frémissante — à volonté (infusion)
Infusion de chrysanthème au sucre candi (冰糖菊花茶, bīngtáng júhuā chá)
Une infusion claire et dorée de fleurs de chrysanthème séchées, à peine amère, adoucie d'un éclat de sucre candi. Limpide, parfumée, on la buvait chaude pour apaiser l'esprit et les yeux.
Pourquoi ce plat ? Guangxu fut un empereur de santé fragile, miné par la maladie et la captivité à Yingtai. L'infusion de chrysanthème, réputée « rafraîchir » le corps et apaiser les yeux et la tête selon la médecine chinoise, était une boisson de cour toute trouvée pour un souverain souffrant.
Mon corps me trahit depuis l'enfance, et dans la solitude de Yingtai, c'est cette fleur séchée qui me tient compagnie. Verse l'eau frémissante — non point bouillante, tu brûlerais les pétales — sur une poignée de chrysanthèmes, laisse-les s'ouvrir et teinter l'eau d'or pâle, et fais fondre un morceau de sucre candi. On dit qu'elle rafraîchit le feu intérieur et éclaircit le regard : un empereur impuissant n'a plus que cela pour soigner ses peines.
Ingrédients (version d’époque)
- Fleurs de chrysanthème séchées — une poignée (infusion médicinale)
- Sucre candi (bingtang) — un morceau (adoucissant)
- Eau frémissante — à volonté (infusion)
Ingrédients
- Fleurs de chrysanthème séchées (juhua, épicerie asiatique) — 6 à 8 fleurs (infusion)
- Sucre candi (bingtang) ou miel — 1 morceau ou 1 c. à café (adoucissant)
- Eau chaude (environ 85 °C) — 300 ml (infusion)
- Quelques baies de goji (facultatif) — 5 à 6 (couleur et douceur)
Préparation
- Rincer brièvement les fleurs de chrysanthème à l'eau froide.
- Faire chauffer l'eau sans la porter à pleine ébullition (environ 85 °C).
- Déposer les fleurs (et les baies de goji) dans une théière ou un verre, verser l'eau chaude.
- Ajouter le sucre candi et laisser infuser 3 à 5 minutes, jusqu'à une couleur dorée.
- Boire chaud ; on peut réinfuser les fleurs une seconde fois.
Comment on faisait : L'infusion de chrysanthème est attestée de longue date dans la pharmacopée et l'art du thé chinois, réputée « rafraîchissante » (清热) et bénéfique pour les yeux. Le sucre candi servait couramment à adoucir tisanes et remèdes à la cour Qing.
Le twist contemporain : Servie glacée l'été avec des baies de goji et une fine tranche de poire, en boisson détox d'inspiration impériale.
Guangxu · Charactorium



