Boisson de voyage
Café à la mode d'Orient, rapporté d'Égypte
BoissonÉvocation☕facile10 min
Un café très fin, bouilli dans un petit récipient à long manche avec son sucre, parfois parfumé d'une pointe de cardamome, et servi non filtré dans de minuscules tasses. La boisson contemplative de ses heures égyptiennes.
Boisson de voyage
Un café très fin, bouilli dans un petit récipient à long manche avec son sucre, parfois parfumé d'une pointe de cardamome, et servi non filtré dans de minuscules tasses. La boisson contemplative de ses heures égyptiennes.
L'Orient ! Vous n'imaginez pas ce que ce mot remue en moi. Au Caire, accroupi sur une natte, ma pipe de terre aux lèvres, je buvais ce café noir comme l'encre et épais comme du sirop, qu'on vous tendait brûlant dans des dés à coudre. Il ne faut pas le filtrer ni le presser : on le laisse monter trois fois sur la braise, on attend que le marc se couche au fond, et l'on boit à petites gorgées en regardant le fleuve. J'en ai gardé le goût toute ma vie, comme on garde une fièvre heureuse.
Ingrédients
- •Café moulé très fin — une cuillerée bombée par tasse (base)
- •Eau — une petite tasse par personne (infusion)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
- •Cardamome — une graine pilée (parfum (facultatif))
Comment on faisait : Le café préparé à l'orientale — moulu en poudre impalpable, bouilli avec son sucre dans un cezve de cuivre et servi non filtré — est, au XIXe siècle, indissociable de l'imaginaire du voyage en Orient que partagent tant d'écrivains et de peintres français. On le parfumait parfois de cardamome ou d'eau de fleur d'oranger.
Sources : Gustave Flaubert, Voyage en Égypte (carnets, 1849-1850) · Maxime Du Camp, Le Nil. Égypte et Nubie (1854)