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Café arrosé au calvados (le trou normand)
Pourquoi ce plat ? Maupassant, noctambule des cafés parisiens du quartier de la Madeleine et fin connaisseur des tables, fut aussi un homme rongé par les excès et les stimulants — café, alcools, et jusqu'à l'éther. Le café arrosé de calvados, eau-de-vie de pomme de son pays natal, dit à la fois l'enracinement normand et l'usage des excitants qui marqua sa vie.
Un café noir serré rehaussé d'un trait de calvados — l'eau-de-vie de cidre — pour creuser l'appétit ou relancer la conversation jusqu'à l'aube.
Le café, mon cher, est l'ami du veilleur et de l'écrivain. Mais le café tout seul est triste comme un veuvage ; il lui faut sa goutte. Versez-moi donc un doigt de calvados, ce feu de pomme qui sent le verger et brûle la gorge — c'est ce qu'on nomme chez nous le trou normand, et il vous rouvre l'estomac au beau milieu du repas comme on rouvre une fenêtre. J'en ai usé, j'en ai abusé, comme de bien d'autres choses qui consolent et qui tuent ; mais à dose d'honnête homme, il n'est rien de tel pour tenir la plume éveillée passé minuit.
- •Café noir — une tasse serrée (base)
- •Calvados (eau-de-vie de cidre) — un doigt (alcool signature)
- •Sucre — un morceau (facultatif) (douceur)
Café arrosé au calvados (le trou normand)
Un café noir serré rehaussé d'un trait de calvados — l'eau-de-vie de cidre — pour creuser l'appétit ou relancer la conversation jusqu'à l'aube.
Pourquoi ce plat ? Maupassant, noctambule des cafés parisiens du quartier de la Madeleine et fin connaisseur des tables, fut aussi un homme rongé par les excès et les stimulants — café, alcools, et jusqu'à l'éther. Le café arrosé de calvados, eau-de-vie de pomme de son pays natal, dit à la fois l'enracinement normand et l'usage des excitants qui marqua sa vie.
Le café, mon cher, est l'ami du veilleur et de l'écrivain. Mais le café tout seul est triste comme un veuvage ; il lui faut sa goutte. Versez-moi donc un doigt de calvados, ce feu de pomme qui sent le verger et brûle la gorge — c'est ce qu'on nomme chez nous le trou normand, et il vous rouvre l'estomac au beau milieu du repas comme on rouvre une fenêtre. J'en ai usé, j'en ai abusé, comme de bien d'autres choses qui consolent et qui tuent ; mais à dose d'honnête homme, il n'est rien de tel pour tenir la plume éveillée passé minuit.
Ingrédients (version d’époque)
- Café noir — une tasse serrée (base)
- Calvados (eau-de-vie de cidre) — un doigt (alcool signature)
- Sucre — un morceau (facultatif) (douceur)
Ingrédients
- Café expresso ou filtre serré — 1 tasse (6 cl) (base)
- Calvados — 1 à 2 cl (alcool signature)
- Sucre de canne — 1 morceau (facultatif) (douceur)
Préparation
- Préparer un café noir bien serré et chaud.
- Sucrer légèrement si désiré.
- Ajouter un trait de calvados au moment de servir.
- Pour le « trou normand » classique, servir le calvados seul, glacé, entre deux plats riches.
- À déguster brûlant, à petites gorgées. (À consommer avec modération, réservé aux adultes.)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, le « trou normand » — un verre de calvados avalé au milieu du repas — était réputé faciliter la digestion et relancer l'appétit lors des longues tablées. Le café arrosé d'eau-de-vie était l'ordinaire des cafés et des écrivains. La pomme et son eau-de-vie sont d'authentiques produits normands d'Ancien Régime, sans aucun apport du Nouveau Monde.
Le twist contemporain : En version glacée : un trou normand revisité en granité de calvados servi dans un petit verre givré entre deux services.
Guy de Maupassant · Charactorium





