Taiyaki, le poisson de la rue
Gaufre moulée en forme de daurade, croustillante dehors, fourrée d'anko (pâte de haricots rouges azuki sucrée). Se mange brûlant, à la sortie de l'échoppe, sur le chemin du retour. La gourmandise de rue par excellence.
Gaufre moulée en forme de daurade, croustillante dehors, fourrée d'anko (pâte de haricots rouges azuki sucrée). Se mange brûlant, à la sortie de l'échoppe, sur le chemin du retour. La gourmandise de rue par excellence.
Petit, à la sortie de l'école, l'odeur de la pâte qui cuit te tirait par le nez jusqu'à l'échoppe. Le marchand versait la pâte dans les moules en forme de poisson, glissait une cuillère de haricot rouge, refermait le fer sur le feu — et il fallait attendre, c'était le plus dur. On te le tendait brûlant ; tu soufflais dessus, tu te brûlais quand même, et c'était bon justement parce que ça brûlait un peu. Mange-le tout de suite, jamais froid. Certaines joies ne supportent pas qu'on attende.
- •Farine de blé — pour la pâte (gaufre)
- •Haricots rouges azuki — cuits en pâte (anko) (fourrage sucré)
- •Sucre — pour l'anko et la pâte (douceur)
- •Œuf — un (liant de pâte)
Taiyaki, le poisson de la rue
Gaufre moulée en forme de daurade, croustillante dehors, fourrée d'anko (pâte de haricots rouges azuki sucrée). Se mange brûlant, à la sortie de l'échoppe, sur le chemin du retour. La gourmandise de rue par excellence.
Pourquoi ce plat ? Le taiyaki — gaufre en forme de poisson fourrée de pâte de haricot rouge sucrée — est la friandise des rues japonaises de l'enfance de Miyazaki (né en 1941). Lui qui peuple ses films de festivals, d'échoppes et de gourmandises chaudes tenues à la main connaît bien ce plaisir simple : un poisson brûlant qu'on souffle avant de croquer, en marchant.
Petit, à la sortie de l'école, l'odeur de la pâte qui cuit te tirait par le nez jusqu'à l'échoppe. Le marchand versait la pâte dans les moules en forme de poisson, glissait une cuillère de haricot rouge, refermait le fer sur le feu — et il fallait attendre, c'était le plus dur. On te le tendait brûlant ; tu soufflais dessus, tu te brûlais quand même, et c'était bon justement parce que ça brûlait un peu. Mange-le tout de suite, jamais froid. Certaines joies ne supportent pas qu'on attende.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — pour la pâte (gaufre)
- Haricots rouges azuki — cuits en pâte (anko) (fourrage sucré)
- Sucre — pour l'anko et la pâte (douceur)
- Œuf — un (liant de pâte)
Ingrédients
- Farine — 200 g (pâte)
- Levure chimique — 1 c. à café (légèreté)
- Sucre — 60 g (douceur de la pâte)
- Œuf — 1 (liant)
- Lait — 250 ml (pâte fluide)
- Pâte de haricot rouge (anko, prête ou maison) — 200 g (fourrage)
Préparation
- Mélanger farine, levure et sucre, ajouter œuf et lait jusqu'à une pâte lisse et fluide.
- Chauffer et huiler légèrement un moule à taiyaki (ou un moule à gaufre/poêle à défaut).
- Verser une couche de pâte, déposer une cuillère d'anko au centre, recouvrir d'un peu de pâte.
- Fermer et cuire des deux côtés jusqu'à coloration dorée et croustillante.
- Démouler et servir brûlant, à la main.
Comment on faisait : Le taiyaki naît à Tokyo au tournant du XXᵉ siècle, dérivé des imagawayaki ronds, moulé en daurade (tai) — poisson porte-bonheur. Friandise d'échoppe bon marché, il accompagne les festivals et les fins de journée d'école depuis des générations. La pâte d'azuki sucrée, l'anko, est le cœur sucré de toute la pâtisserie japonaise.
Le twist contemporain : Le servir « tête la première » dans un cornet de papier comme à l'échoppe, et tremper la queue dans un peu de glace au thé vert qui fond — chaud et froid à la fois.
Hayao Miyazaki · Charactorium
