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Riz vapeur, verdures et tofu mijoté
Pourquoi ce plat ? On raconte que He Zehui mangeait simplement toute sa vie : du riz, des légumes, des plats ordinaires, sans rechercher le confort. Ce bol de verdures et de tofu, deux des aliments les plus modestes et les plus chinois qui soient, incarne cette table de chercheuse austère, identique à Suzhou comme à Pékin.
Un bol de riz blanc fumant, des feuilles de chou vert (qīngcài) sautées vives au wok et des cubes de tofu mijotés dans un peu de sauce de soja. Rien de luxueux : la fraîcheur du légume, le moelleux du soja, la chaleur du riz. Le repas d'une vie tournée vers le travail, pas vers l'assiette.
Je n'ai jamais demandé grand-chose à un repas. Un bol de riz, quelques verdures cueillies du matin, un morceau de doufu : cela suffit à un esprit qui pense à autre chose. Au laboratoire, on oublie l'heure du dîner ; alors je faisais sauter le chou très vite, le feu vif, pour qu'il reste vert et craquant, et je laissais le doufu prendre tranquillement le goût du soja. Mange chaud, travaille bien — voilà tout ce que ma mère m'avait appris, et je n'ai jamais vu de raison d'en demander davantage.
- •Riz blanc — un bol par personne (socle (fàn))
- •Chou vert chinois (qīngcài / bok choy) — une grosse poignée (légume du jour)
- •Tofu (doufu) — un bloc (protéine modeste)
- •Sauce de soja — un filet (assaisonnement umami)
- •Gingembre — quelques tranches (parfum)
- •Huile d'arachide — un peu (cuisson au wok)
Riz vapeur, verdures et tofu mijoté
Un bol de riz blanc fumant, des feuilles de chou vert (qīngcài) sautées vives au wok et des cubes de tofu mijotés dans un peu de sauce de soja. Rien de luxueux : la fraîcheur du légume, le moelleux du soja, la chaleur du riz. Le repas d'une vie tournée vers le travail, pas vers l'assiette.
Pourquoi ce plat ? On raconte que He Zehui mangeait simplement toute sa vie : du riz, des légumes, des plats ordinaires, sans rechercher le confort. Ce bol de verdures et de tofu, deux des aliments les plus modestes et les plus chinois qui soient, incarne cette table de chercheuse austère, identique à Suzhou comme à Pékin.
Je n'ai jamais demandé grand-chose à un repas. Un bol de riz, quelques verdures cueillies du matin, un morceau de doufu : cela suffit à un esprit qui pense à autre chose. Au laboratoire, on oublie l'heure du dîner ; alors je faisais sauter le chou très vite, le feu vif, pour qu'il reste vert et craquant, et je laissais le doufu prendre tranquillement le goût du soja. Mange chaud, travaille bien — voilà tout ce que ma mère m'avait appris, et je n'ai jamais vu de raison d'en demander davantage.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc — un bol par personne (socle (fàn))
- Chou vert chinois (qīngcài / bok choy) — une grosse poignée (légume du jour)
- Tofu (doufu) — un bloc (protéine modeste)
- Sauce de soja — un filet (assaisonnement umami)
- Gingembre — quelques tranches (parfum)
- Huile d'arachide — un peu (cuisson au wok)
Ingrédients
- Riz à grain rond ou jasmin — 300 g cru (socle)
- Bok choy ou pak-choï — 400 g (légume vert)
- Tofu ferme — 400 g (protéine)
- Sauce de soja claire — 2 c. à soupe (umami)
- Gingembre frais — 3 tranches (parfum)
- Ail — 1 gousse (parfum)
- Huile neutre (arachide) — 2 c. à soupe (cuisson)
- Eau ou bouillon léger — 10 cl (mijotage du tofu)
Préparation
- Cuire le riz à la vapeur ou au cuiseur jusqu'à ce qu'il soit moelleux.
- Couper le tofu en cubes. Le faire dorer doucement dans un peu d'huile, ajouter gingembre, ail, sauce de soja et un fond d'eau, puis laisser mijoter 8 à 10 min pour qu'il s'imprègne.
- Dans un wok très chaud, saisir le bok choy 2 à 3 min à feu vif avec une pincée de sel, juste pour l'attendrir en gardant sa couleur.
- Servir le riz dans des bols individuels, le tofu et les verdures au centre, à partager.
Comment on faisait : Dans la Chine du XXe siècle, et plus encore pendant les années de pénurie, le riz, les légumes verts de saison et le tofu formaient l'ossature des repas populaires comme des tables d'intellectuels modestes. La viande était rare et réservée aux fêtes ; les protéines venaient surtout du soja sous toutes ses formes.
Le twist contemporain : Servez le tofu nappé de son jus de soja réduit dans un bol laqué noir, le vert éclatant du bok choy posé à côté : la sobriété devient élégance, à l'image de cette physicienne qu'on surnommait la « Marie Curie de Chine ».
He Zehui · Charactorium





