retournerSoupe aux pois jaunes
Soupe aux pois jaunes
Pourquoi ce plat ? Hélène Dorion aime les soupes chaudes des longs hivers québécois, la simplicité qui laisse l'esprit libre. La soupe aux pois, plat domestique par excellence de la cuisine canadienne-française, incarne cette table sans cérémonie où la pensée peut vagabonder.
Un potage épais de pois jaunes cassés, parfumé au lard salé et relevé d'herbes salées. On le laisse mijoter des heures ; il nourrit et réchauffe sans rien exiger de qui le prépare.
Ici, l'hiver dure si longtemps qu'on apprend à l'habiter comme une page blanche. Je mets les pois à tremper la veille, et le lendemain la marmite respire doucement sur le feu pendant que j'écris. Un peu de lard, une pincée d'herbes salées, et la maison sent bon le temps qui ralentit. Je n'aime pas le tralala autour de la table : un bol fumant, du pain, et l'esprit reste libre de s'en aller où il veut.
- •Pois jaunes secs (cassés) — un grand bol (base du potage)
- •Lard salé — un morceau (gras et goût fumé-salé)
- •Oignon — un (aromate)
- •Herbes salées du Bas-du-Fleuve — une bonne cuillère (assaisonnement québécois)
- •Eau — à couvrir largement (cuisson)
Soupe aux pois jaunes
Un potage épais de pois jaunes cassés, parfumé au lard salé et relevé d'herbes salées. On le laisse mijoter des heures ; il nourrit et réchauffe sans rien exiger de qui le prépare.
Pourquoi ce plat ? Hélène Dorion aime les soupes chaudes des longs hivers québécois, la simplicité qui laisse l'esprit libre. La soupe aux pois, plat domestique par excellence de la cuisine canadienne-française, incarne cette table sans cérémonie où la pensée peut vagabonder.
Ici, l'hiver dure si longtemps qu'on apprend à l'habiter comme une page blanche. Je mets les pois à tremper la veille, et le lendemain la marmite respire doucement sur le feu pendant que j'écris. Un peu de lard, une pincée d'herbes salées, et la maison sent bon le temps qui ralentit. Je n'aime pas le tralala autour de la table : un bol fumant, du pain, et l'esprit reste libre de s'en aller où il veut.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois jaunes secs (cassés) — un grand bol (base du potage)
- Lard salé — un morceau (gras et goût fumé-salé)
- Oignon — un (aromate)
- Herbes salées du Bas-du-Fleuve — une bonne cuillère (assaisonnement québécois)
- Eau — à couvrir largement (cuisson)
Ingrédients
- Pois jaunes cassés — 350 g, trempés une nuit (base du potage)
- Lard salé ou poitrine fumée — 150 g (gras et umami)
- Oignon — 1 gros, haché (aromate)
- Carotte — 1, en dés (douceur)
- Herbes salées (ou 1 c. à café de sarriette + sel) — 1 c. à soupe (assaisonnement)
- Eau — 2 litres (cuisson)
- Poivre — au goût (relève)
Préparation
- Égoutter les pois trempés. Faire revenir le lard et l'oignon au fond d'une grande marmite.
- Ajouter les pois, la carotte, les herbes salées et l'eau.
- Porter à ébullition, écumer, puis laisser mijoter à feu doux 1 h 30 à 2 h en remuant de temps en temps.
- Quand les pois se défont, écraser une partie à la cuillère pour épaissir. Rectifier sel et poivre.
- Servir très chaud avec du pain de campagne.
Comment on faisait : Héritée des soupes de pois des colons français du XVIIe siècle, elle est devenue un pilier de la table familiale québécoise, mijotée tout l'hiver sur le poêle à bois. Les « herbes salées » — fines herbes conservées dans le sel — sont un assaisonnement typique du Bas-Saint-Laurent.
Le twist contemporain : Une cuillère de crème et quelques croûtons de pain d'érable ; on sert dans un bol épais qu'on tient à deux mains, comme un poème qu'on relit.
Hélène Dorion · Charactorium





