La carte de Hélène Dorion
Soupe aux pois jaunes
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Soupe-socle d'hiver — le bol qui ouvre et tient le repas

Soupe aux pois jaunes

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile2 h
Soupe-socle d'hiver — le bol qui ouvre et tient le repas

Soupe aux pois jaunes

Pourquoi ce plat ? Hélène Dorion aime les soupes chaudes des longs hivers québécois, la simplicité qui laisse l'esprit libre. La soupe aux pois, plat domestique par excellence de la cuisine canadienne-française, incarne cette table sans cérémonie où la pensée peut vagabonder.

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Soupe-socle d'hiver — le bol qui ouvre et tient le repas

Un potage épais de pois jaunes cassés, parfumé au lard salé et relevé d'herbes salées. On le laisse mijoter des heures ; il nourrit et réchauffe sans rien exiger de qui le prépare.

Ici, l'hiver dure si longtemps qu'on apprend à l'habiter comme une page blanche. Je mets les pois à tremper la veille, et le lendemain la marmite respire doucement sur le feu pendant que j'écris. Un peu de lard, une pincée d'herbes salées, et la maison sent bon le temps qui ralentit. Je n'aime pas le tralala autour de la table : un bol fumant, du pain, et l'esprit reste libre de s'en aller où il veut.
Hélène Dorion
Ingrédients
  • Pois jaunes secs (cassés)un grand bol (base du potage)
  • Lard saléun morceau (gras et goût fumé-salé)
  • Oignonun (aromate)
  • Herbes salées du Bas-du-Fleuveune bonne cuillère (assaisonnement québécois)
  • Eauà couvrir largement (cuisson)
Comment on faisait : Héritée des soupes de pois des colons français du XVIIe siècle, elle est devenue un pilier de la table familiale québécoise, mijotée tout l'hiver sur le poêle à bois. Les « herbes salées » — fines herbes conservées dans le sel — sont un assaisonnement typique du Bas-Saint-Laurent.

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