La carte de Emily Dickinson
Le pain quotidien de la table de cuisson

Pain de seigle et de maïs (Rye and Indian bread)

QuotidienDocumentée🍯 ☕moyen3 h (dont levées)

Un pain dense, légèrement sucré à la mélasse, cuit longuement à four doux : la miche brune emblématique des fermes de Nouvelle-Angleterre, à la fois nourrissante et de longue garde.

Le pain quotidien de la table de cuisson

Un pain dense, légèrement sucré à la mélasse, cuit longuement à four doux : la miche brune emblématique des fermes de Nouvelle-Angleterre, à la fois nourrissante et de longue garde.

Le pain — c'est ma charge, et nul ne pétrit celui de mon Père sinon moi. Je mêle le seigle au gros grain doré du maïs, j'y verse un filet de mélasse sombre comme un soir d'hiver, et je laisse la pâte lever sans hâte près du fourneau. La cuisson est lente — bien plus lente qu'une visite ennuyeuse — et la maison tout entière sent le grain chaud. Une miche bien réussie vaut, je l'avoue, un petit prix au concours du comté.
Emily Dickinson
Ingrédients
  • Farine de seigledeux mesures (céréale de base, goût terreux)
  • Farine de maïs (Indian meal)une mesure (texture et douceur)
  • Mélasse des Antillesune bonne rasade (sucre et couleur brune)
  • Levain ou levure de bièrece qu'il faut (levée)
  • Eau tiède et pincée de selselon la pâte (liaison)
Comment on faisait : Au XIXe siècle, ce pain cuisait des heures dans le four à pain de brique encore chaud après la fournée, parfois cuit à la vapeur dans un moule fermé (brown bread). La mélasse remplaçait un sucre raffiné coûteux.
Sources : Emily Dickinson Museum, Amherst — section « Emily Dickinson the baker » · Lydia Maria Child, The American Frugal Housewife (1829)