Tarte aux quetsches sur plaque (Pflaumenkuchen)
Une grande tarte fine sur pâte levée, couverte de moitiés de quetsches serrées qui caramélisent et rendent leur jus acidulé, parfumée de cannelle. Le classique de la Kaffeetafel de fin d'été en Hesse.
Une grande tarte fine sur pâte levée, couverte de moitiés de quetsches serrées qui caramélisent et rendent leur jus acidulé, parfumée de cannelle. Le classique de la Kaffeetafel de fin d'été en Hesse.
Le dimanche venu, je dresse la table du café et je sors ma plaque : c'est jour de Pflaumenkuchen ! J'étale ma pâte levée du plat de la main jusqu'aux bords, puis je range mes quetsches debout, bien serrées comme les pavés d'une rue de Cassel, car elles vont fondre et il n'en faut point de vide. Une pincée de cannelle de l'officine de mon père, un nuage de miel, et le four fait le reste ; le jus violet vient border chaque fruit. Coupez-le encore tiède, tandis que le café de chicorée fume, et vous verrez se délier les langues et les vieux contes.
- •Farine de froment — de quoi remplir la plaque (pâte levée)
- •Levain ou levure de boulanger — un peu (levée)
- •Lait tiède — selon la pâte (liquide)
- •Beurre — une bonne noix (moelleux)
- •Miel — à volonté (sucrant (le sucre étant rare))
- •Quetsches mûres du jardin — deux grands paniers (garniture)
- •Cannelle — une pincée (épice signature)
Tarte aux quetsches sur plaque (Pflaumenkuchen)
Une grande tarte fine sur pâte levée, couverte de moitiés de quetsches serrées qui caramélisent et rendent leur jus acidulé, parfumée de cannelle. Le classique de la Kaffeetafel de fin d'été en Hesse.
Pourquoi ce plat ? Le gâteau du dimanche, celui qu'on partage à la table du café quand les Grimm reçoivent. Les quetsches du jardin, abondantes à la fin de l'été, font le bonheur d'une maisonnée qui compte ses sous : on étend la pâte, on range les fruits comme des tuiles, et l'on attend les visites.
Le dimanche venu, je dresse la table du café et je sors ma plaque : c'est jour de Pflaumenkuchen ! J'étale ma pâte levée du plat de la main jusqu'aux bords, puis je range mes quetsches debout, bien serrées comme les pavés d'une rue de Cassel, car elles vont fondre et il n'en faut point de vide. Une pincée de cannelle de l'officine de mon père, un nuage de miel, et le four fait le reste ; le jus violet vient border chaque fruit. Coupez-le encore tiède, tandis que le café de chicorée fume, et vous verrez se délier les langues et les vieux contes.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — de quoi remplir la plaque (pâte levée)
- Levain ou levure de boulanger — un peu (levée)
- Lait tiède — selon la pâte (liquide)
- Beurre — une bonne noix (moelleux)
- Miel — à volonté (sucrant (le sucre étant rare))
- Quetsches mûres du jardin — deux grands paniers (garniture)
- Cannelle — une pincée (épice signature)
Ingrédients
- Farine T55 — 350 g (pâte levée)
- Levure de boulanger fraîche — 15 g (levée)
- Lait tiède — 150 ml (liquide)
- Beurre mou — 60 g (moelleux)
- Miel — 40 g (dans la pâte) + un peu pour les fruits (sucrant)
- Œuf — 1 (liant)
- Quetsches — 1 kg (garniture)
- Cannelle moulue — 1 c. à café (épice signature)
- Sucre + cannelle pour saupoudrer — 2 c. à soupe (finition)
Préparation
- Délayez la levure dans le lait tiède avec une cuillère de miel ; laissez mousser 10 min.
- Pétrissez avec la farine, l'œuf, le reste de miel et le beurre jusqu'à une pâte souple. Laissez doubler 1 h au chaud.
- Étalez la pâte sur une plaque beurrée. Dénoyautez les quetsches, ouvrez-les sans les séparer tout à fait.
- Rangez-les serrées, peau dessous, sur toute la pâte. Laissez reposer 20 min.
- Enfournez à 190 °C environ 35–40 min, jusqu'à ce que les bords dorent et que le jus bouillonne.
- Saupoudrez de sucre à la cannelle à la sortie. Servez tiède.
Comment on faisait : Le Pflaumenkuchen sur plaque (Blechkuchen) est le gâteau populaire des régions à quetsches de l'ouest et du sud de l'Allemagne. On le faisait au moment de la récolte, sur une pâte levée plutôt qu'une pâte riche, parce que le beurre et surtout le sucre coûtaient cher ; le miel et la cannelle de l'apothicaire suffisaient. Cuit dans le grand four communal ou familial, il se mangeait en après-midi avec le café.
Le twist contemporain : Une cuillère de Quark vanillé à peine sucré à côté de la part, comme un nuage qui adoucit l'acidité des quetsches.
Henriette Dorothea Wild · Charactorium
