Okayu — gruau de riz du matin
Un riz longuement mijoté dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir une bouillie soyeuse, à peine relevée d'une prune salée. C'est le déjeuner du pauvre comme du moine, le ventre que l'on remplit sans peser sur le monde.
Un riz longuement mijoté dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir une bouillie soyeuse, à peine relevée d'une prune salée. C'est le déjeuner du pauvre comme du moine, le ventre que l'on remplit sans peser sur le monde.
Approche, et ne crains pas la simplicité de ce bol. Avant que le ciel ne blanchisse au-dessus du Hiei, je fais gonfler une poignée de riz dans beaucoup d'eau, sur un feu qu'on entretient à peine — car la patience est déjà une dévotion. Une seule prune salée au creux, et c'est assez : Amida n'a pas demandé qu'on se gave, seulement qu'on l'invoque d'un cœur droit. Mange lentement, en récitant en toi le Nom, et tu verras qu'un peu de riz suffit à tenir un homme debout tout un jour.
- •Riz blanc — une petite poignée par bol (céréale de base)
- •Eau de source — en abondance (7 à 8 fois le riz) (cuisson)
- •Prune salée (umeboshi) — 1 par bol (assaisonnement, conservation)
Okayu — gruau de riz du matin
Un riz longuement mijoté dans beaucoup d'eau jusqu'à devenir une bouillie soyeuse, à peine relevée d'une prune salée. C'est le déjeuner du pauvre comme du moine, le ventre que l'on remplit sans peser sur le monde.
Pourquoi ce plat ? Sur le mont Hiei comme plus tard à Yoshimizu, la journée d'un moine s'ouvrait avant l'aube par un bol de gruau clair, mangé en silence avant les premières récitations du nembutsu. Pauvre, chaud, économe d'un peu de riz : exactement la nourriture d'un homme qui prêchait un salut « accessible à tous ».
Approche, et ne crains pas la simplicité de ce bol. Avant que le ciel ne blanchisse au-dessus du Hiei, je fais gonfler une poignée de riz dans beaucoup d'eau, sur un feu qu'on entretient à peine — car la patience est déjà une dévotion. Une seule prune salée au creux, et c'est assez : Amida n'a pas demandé qu'on se gave, seulement qu'on l'invoque d'un cœur droit. Mange lentement, en récitant en toi le Nom, et tu verras qu'un peu de riz suffit à tenir un homme debout tout un jour.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc — une petite poignée par bol (céréale de base)
- Eau de source — en abondance (7 à 8 fois le riz) (cuisson)
- Prune salée (umeboshi) — 1 par bol (assaisonnement, conservation)
Ingrédients
- Riz rond (japonais ou riz à risotto) — 100 g (céréale de base)
- Eau — 800 ml (cuisson)
- Umeboshi (prune salée) — 2 (garniture acidulée)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Rincer le riz à l'eau froide jusqu'à ce qu'elle soit presque claire.
- Mettre riz et eau dans une casserole, porter à frémissement.
- Baisser au plus doux, couvrir à demi et laisser mijoter 40 à 50 min sans remuer brutalement, jusqu'à une bouillie épaisse et nacrée.
- Saler d'une pincée, verser dans des bols, déposer une umeboshi au centre.
- Servir brûlant, à manger en silence.
Comment on faisait : Le kayu est attesté très tôt dans les monastères japonais : il étirait une maigre ration de riz (denrée précieuse, souvent due en impôt) en un repas chaud et nourrissant. Les moines le prenaient à l'aube, avant les offices, dans une discipline du silence et du non-gaspillage.
Le twist contemporain : Une pincée de furikake au sésame torréfié et quelques lamelles de nori sur le dessus : le même gruau d'aube, version réconfort du dimanche.
Honen · Charactorium
