retournerTóu de lion braisé (狮子头, shīzitóu)
Tóu de lion braisé (狮子头, shīzitóu)
Pourquoi ce plat ? La boulette « tête de lion » est LE plat-fierté de Yangzhou et du Jiangsu, la province natale de Hou Yifan. C'est un plat de retrouvailles familiales et de banquet de fête — celui qu'on sort quand une fille du pays revient avec un titre de championne du monde.
Une grosse boulette de porc haché au couteau (jamais au mixeur !), aérée et fondante, braisée lentement dans un bouillon clair avec du chou de Chine. Le nom vient de sa forme ronde et de sa surface ébouriffée qui évoque la crinière d'un lion.
Chez nous, à Xinghua, dans le Jiangsu, on ne hache pas la viande à la machine — on la coupe au couteau, en tout petits dés, pour qu'elle reste légère et ne devienne pas une pâte. Ma grand-mère disait qu'une bonne tête de lion doit trembler quand on la pose, presque comme un flan. On la fait mijoter longtemps, à tout petit feu, le temps que le chou s'attendrisse autour. Quand je rentre d'un tournoi, c'est ce plat qui m'attend : il faut de la patience pour le réussir, exactement comme pour gagner une partie longue.
- •Épaule de porc (mi-maigre, mi-gras) — une bonne pièce (base de la boulette, hachée au couteau)
- •Pousse de bambou ou châtaigne d'eau — une poignée (croquant et fraîcheur dans la masse)
- •Chou de Chine (chou napa) — quelques feuilles (lit de braisage)
- •Gingembre et ciboule — au goût (parfum, eau de gingembre pour aérer)
- •Vin de riz de Shaoxing — un trait (lever l'odeur de la viande)
- •Sauce de soja claire et sucre — mesuré (assaisonnement, rondeur)
Tóu de lion braisé (狮子头, shīzitóu)
Une grosse boulette de porc haché au couteau (jamais au mixeur !), aérée et fondante, braisée lentement dans un bouillon clair avec du chou de Chine. Le nom vient de sa forme ronde et de sa surface ébouriffée qui évoque la crinière d'un lion.
Pourquoi ce plat ? La boulette « tête de lion » est LE plat-fierté de Yangzhou et du Jiangsu, la province natale de Hou Yifan. C'est un plat de retrouvailles familiales et de banquet de fête — celui qu'on sort quand une fille du pays revient avec un titre de championne du monde.
Chez nous, à Xinghua, dans le Jiangsu, on ne hache pas la viande à la machine — on la coupe au couteau, en tout petits dés, pour qu'elle reste légère et ne devienne pas une pâte. Ma grand-mère disait qu'une bonne tête de lion doit trembler quand on la pose, presque comme un flan. On la fait mijoter longtemps, à tout petit feu, le temps que le chou s'attendrisse autour. Quand je rentre d'un tournoi, c'est ce plat qui m'attend : il faut de la patience pour le réussir, exactement comme pour gagner une partie longue.
Ingrédients (version d’époque)
- Épaule de porc (mi-maigre, mi-gras) — une bonne pièce (base de la boulette, hachée au couteau)
- Pousse de bambou ou châtaigne d'eau — une poignée (croquant et fraîcheur dans la masse)
- Chou de Chine (chou napa) — quelques feuilles (lit de braisage)
- Gingembre et ciboule — au goût (parfum, eau de gingembre pour aérer)
- Vin de riz de Shaoxing — un trait (lever l'odeur de la viande)
- Sauce de soja claire et sucre — mesuré (assaisonnement, rondeur)
Ingrédients
- Épaule de porc (60% maigre / 40% gras) — 500 g (boulettes, hachée au couteau en petits dés)
- Châtaignes d'eau en boîte — 60 g, finement hachées (croquant)
- Chou napa — 1/2, effeuillé (lit de cuisson)
- Gingembre — 20 g (+ eau de gingembre) (parfum et légèreté)
- Ciboule chinoise — 3 tiges (parfum)
- Vin de Shaoxing — 2 c. à soupe (désodorise)
- Sauce soja claire — 1,5 c. à soupe (salé umami)
- Sucre — 1 c. à café (arrondit)
- Fécule de maïs — 1 c. à soupe (lie la boulette)
- Œuf — 1 (liant et moelleux)
Préparation
- Couper le porc au couteau en très petits dés puis hacher grossièrement — on veut de la texture, pas une purée.
- Mélanger avec châtaignes d'eau, gingembre, ciboule, œuf, vin, soja, sucre et fécule. Incorporer 3-4 c. à soupe d'eau de gingembre froide en remuant toujours dans le même sens : la masse doit gonfler et devenir aérée.
- Façonner 4 grosses boulettes mouillées (de la taille d'une orange) entre les paumes.
- Les saisir 1 min dans un peu d'huile juste pour les colorer, sans les durcir.
- Tapisser une cocotte de feuilles de chou, y déposer les boulettes, couvrir d'un bouillon léger (eau + 1 c. à soupe de soja). Couvrir et braiser à frémissement 60 à 90 min.
- Servir chaque tête de lion sur un nid de chou fondant, arroser du bouillon.
Comment on faisait : Le plat est attesté dès la dynastie Sui à Yangzhou selon la tradition locale, et reste un pilier de la cuisine huaiyang. Autrefois cuit dans des jarres de terre au coin du feu, le braisage très lent était la clé : on ne « cuisait » pas la boulette, on la laissait s'attendrir des heures durant.
Le twist contemporain : Pour un dressage de tournoi, posez la boulette sur le chou comme une pièce maîtresse sur un échiquier, et nappez d'un bouillon réduit brillant en « coup gagnant ».
Hou Yifan · Charactorium





