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Thiéboudienne (ceebu jën)
Pourquoi ce plat ? Plat national du Sénégal, le thiéboudienne est LE plat que Akon retrouve quand il rentre à Dakar. Né à Saint-Louis (Sénégal), il porte le même nom que sa ville natale américaine, Saint-Louis, Missouri — un clin d'œil que ses deux patries se renvoient. C'est le plat de la famille élargie et du retour au pays.
Un riz cassé teinté de rouge par la tomate et le nététou, mijoté avec du poisson farci au persil et à l'ail, et une ribambelle de légumes (manioc, chou, carotte, aubergine amère). Tout cuit dans la même marmite, le riz absorbant le bouillon parfumé. On le sert dans un grand plat unique où chacun pioche.
Écoute, quand je rentre à Dakar après une tournée, la première chose que je veux, c'est un vrai ceebu jën, pas un truc d'aéroport. Ma famille, on s'assoit autour du bol, on mange à la main, et on se passe les morceaux de poisson — celui qui a le dos croustillant du riz au fond, le xoon, c'est le meilleur, on se le dispute en rigolant. Le secret, c'est le nététou, cette petite boule noire qui sent fort : tu en mets juste un peu et tout le plat prend ce goût de chez nous. Crois-moi, aucun studio à Atlanta ne remplace ce moment-là.
- •Riz brisé — un grand bol pour la tablée (socle)
- •Poisson frais (mérou, thiof) — quelques tranches épaisses (protéine)
- •Nététou (néré fermenté) — une petite boule (condiment signature)
- •Concentré de tomate — généreux (couleur et fond)
- •Manioc, chou, carotte, aubergine amère (jaxatu) — selon le marché (légumes)
- •Persil, ail, piment — une botte, pilés (farce roff)
- •Huile, oignon, tamarin — à l'œil (base et acidité)
Thiéboudienne (ceebu jën)
Un riz cassé teinté de rouge par la tomate et le nététou, mijoté avec du poisson farci au persil et à l'ail, et une ribambelle de légumes (manioc, chou, carotte, aubergine amère). Tout cuit dans la même marmite, le riz absorbant le bouillon parfumé. On le sert dans un grand plat unique où chacun pioche.
Pourquoi ce plat ? Plat national du Sénégal, le thiéboudienne est LE plat que Akon retrouve quand il rentre à Dakar. Né à Saint-Louis (Sénégal), il porte le même nom que sa ville natale américaine, Saint-Louis, Missouri — un clin d'œil que ses deux patries se renvoient. C'est le plat de la famille élargie et du retour au pays.
Écoute, quand je rentre à Dakar après une tournée, la première chose que je veux, c'est un vrai ceebu jën, pas un truc d'aéroport. Ma famille, on s'assoit autour du bol, on mange à la main, et on se passe les morceaux de poisson — celui qui a le dos croustillant du riz au fond, le xoon, c'est le meilleur, on se le dispute en rigolant. Le secret, c'est le nététou, cette petite boule noire qui sent fort : tu en mets juste un peu et tout le plat prend ce goût de chez nous. Crois-moi, aucun studio à Atlanta ne remplace ce moment-là.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz brisé — un grand bol pour la tablée (socle)
- Poisson frais (mérou, thiof) — quelques tranches épaisses (protéine)
- Nététou (néré fermenté) — une petite boule (condiment signature)
- Concentré de tomate — généreux (couleur et fond)
- Manioc, chou, carotte, aubergine amère (jaxatu) — selon le marché (légumes)
- Persil, ail, piment — une botte, pilés (farce roff)
- Huile, oignon, tamarin — à l'œil (base et acidité)
Ingrédients
- Riz basmati ou riz brisé — 400 g (socle)
- Filets ou tranches de poisson ferme (cabillaud, mérou) — 600 g (protéine)
- Nététou — 1 c. à café (à défaut, un peu de pâte de crevettes) (condiment signature)
- Concentré de tomate — 3 c. à soupe (fond rouge)
- Manioc, chou, carotte, aubergine — 300 g au total (légumes)
- Persil plat + 4 gousses d'ail + 1 piment — 1 botte (farce roff)
- Oignons, huile, 2 c. à soupe de tamarin — 2 oignons (base et acidité)
Préparation
- Pilez persil, ail et piment ; incisez le poisson et fourrez-le de cette farce (le roff).
- Faites revenir oignons et concentré de tomate dans l'huile, ajoutez le nététou écrasé et un grand volume d'eau.
- Plongez le poisson puis les légumes du plus long au plus rapide à cuire ; réservez-les une fois tendres.
- Versez le riz rincé dans le bouillon rouge et laissez-le absorber à feu doux jusqu'à former une croûte au fond.
- Dressez le riz dans un grand plat, disposez poisson et légumes dessus, arrosez de tamarin délayé.
Comment on faisait : Le ceebu jën est né au XIXe siècle à Saint-Louis, alors capitale, attribué à la cuisinière Penda Mbaye. Le riz brisé, importé par le commerce colonial, a remplacé les céréales locales et est devenu le cœur du repas. À l'origine on cuisait tout dans une marmite en fonte sur feu de bois, le riz captant le fond de cuisson concentré.
Le twist contemporain : Dressé en cercle individuel avec une tuile de riz croustillant (le xoon) posée comme une couronne — un hommage assiette à la ville de Saint-Louis qui relie le Sénégal et le Missouri.
Akon · Charactorium





