Hoshii — riz séché du voyageur, réhydraté
Du riz cuit à la vapeur puis séché au soleil pour devenir un grain dur et léger, facile à transporter. On le réhydrate à l'eau chaude ou au bouillon ; il regonfle en quelques minutes en un riz tendre, qu'on relève d'un peu de sel ou de poisson séché émietté.
Du riz cuit à la vapeur puis séché au soleil pour devenir un grain dur et léger, facile à transporter. On le réhydrate à l'eau chaude ou au bouillon ; il regonfle en quelques minutes en un riz tendre, qu'on relève d'un peu de sel ou de poisson séché émietté.
Quand il faut quitter le palais pour un pèlerinage, le char avance lentement et la route est longue. Alors mes gens emportent le riz séché, dur comme du gravier mais léger comme rien, qui se garde sans tourner. À l'étape, on verse dessus de l'eau chaude, et voyez : le grain s'éveille, redevient tendre comme s'il sortait du cuiseur. Une pincée de sel, un peu de poisson séché émietté, et l'on dîne aussi bien sur la route qu'à la maison.
- •Riz cuit à la vapeur puis séché — une mesure (base de voyage)
- •Eau chaude — pour réhydrater (cuisson minute)
- •Sel ; poisson séché émietté — au goût (assaisonnement)
Hoshii — riz séché du voyageur, réhydraté
Du riz cuit à la vapeur puis séché au soleil pour devenir un grain dur et léger, facile à transporter. On le réhydrate à l'eau chaude ou au bouillon ; il regonfle en quelques minutes en un riz tendre, qu'on relève d'un peu de sel ou de poisson séché émietté.
Pourquoi ce plat ? Lorsque la cour se déplaçait en char à bœufs (gissha) pour un pèlerinage ou une retraite, on emportait le hoshii : du riz cuit puis séché, qui se gardait des semaines et se redonnait moelleux en y versant de l'eau chaude. C'est la nourriture de tous les déplacements de l'aristocratie de Teishi.
Quand il faut quitter le palais pour un pèlerinage, le char avance lentement et la route est longue. Alors mes gens emportent le riz séché, dur comme du gravier mais léger comme rien, qui se garde sans tourner. À l'étape, on verse dessus de l'eau chaude, et voyez : le grain s'éveille, redevient tendre comme s'il sortait du cuiseur. Une pincée de sel, un peu de poisson séché émietté, et l'on dîne aussi bien sur la route qu'à la maison.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz cuit à la vapeur puis séché — une mesure (base de voyage)
- Eau chaude — pour réhydrater (cuisson minute)
- Sel ; poisson séché émietté — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Riz à sushi cuit — 300 g cuit (à sécher)
- Eau bouillante ou bouillon dashi — pour couvrir (réhydratation)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Copeaux de bonite séchée ou poisson séché émietté — 1 c. à soupe (umami)
Préparation
- Étaler le riz cuit en fine couche sur un plateau et le faire sécher complètement (au soleil, ou au four à 80 °C porte entrouverte, 1 à 2 h) jusqu'à obtenir des grains durs.
- Conserver le riz séché dans un linge ou une boîte hermétique (il se garde longtemps).
- Au moment de manger, verser de l'eau bouillante ou du bouillon chaud à hauteur et couvrir 5-10 min, le temps que les grains regonflent.
- Saler, parsemer de bonite séchée ou de poisson émietté, et déguster chaud.
Comment on faisait : Le hoshii (ou kareii) est attesté de longue date dans la littérature japonaise — il apparaît notamment dans les Contes d'Ise, où des voyageurs versent leurs larmes sur leur riz séché. Faute de conservation au froid, sécher le riz cuit était le moyen le plus sûr de l'emporter en voyage sans qu'il s'abîme.
Le twist contemporain : Une version « kit de randonnée Heian » : riz séché et copeaux de bonite dans un sachet, à réhydrater en pleine montagne, mille ans avant les nouilles instantanées.
Sources : Contes d'Ise (Ise Monogatari) · Engishiki (延喜式)
Impératrice Teishi · Charactorium

