La carte de Impératrice Teishi
Karakudamono — beignets de riz au sirop de liane
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Karakudamono (唐菓子), les confiseries de style chinois des banquets

Karakudamono — beignets de riz au sirop de liane

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Karakudamono (唐菓子), les confiseries de style chinois des banquets

Karakudamono — beignets de riz au sirop de liane

Pourquoi ce plat ? Les karakudamono, gâteaux frits venus de la Chine des Tang, étaient le luxe sucré des grands banquets (daikyō) donnés par les Fujiwara, la famille de Teishi. Sei Shōnagon, sa dame de compagnie, évoque ces douceurs raffinées de la cour.

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Karakudamono (唐菓子), les confiseries de style chinois des banquets

De petits beignets de farine de riz et de blé, façonnés en torsades ou en boutons, frits dans l'huile de sésame puis lustrés de sirop d'amazura. Croustillants dehors, tendres dedans, délicatement sucrés.

Voici un mets venu par-delà les mers, de la cour des Tang, et que nous réservons aux grandes fêtes. Mes pâtissiers pétrissent la farine, la roulent en fines torsades, puis les plongent dans l'huile parfumée de sésame jusqu'à ce qu'elles dorent comme l'automne. À la sortie, on les nappe d'amazura, ce sirop de liane si précieux qu'on ne le verse jamais sans en mesurer chaque goutte. Mangez-en un, lentement : c'est la douceur d'un soir de banquet sous les lanternes.
Impératrice Teishi
Ingrédients
  • Farine de rizune part (pâte)
  • Farine de bléune demi-part (liant)
  • Eau chaudece qu'il faut (pâte)
  • Huile de sésamepour frire (friture)
  • Amazura (sirop de liane)pour napper (douceur signature)
Comment on faisait : Les karakudamono étaient cuits dans l'huile de sésame, alors très coûteuse, ce qui en faisait un signe de prestige. Faute de sucre raffiné, on les sucrait à l'amazura, sirop obtenu en réduisant longuement la sève d'une liane — une denrée si rare qu'elle figurait dans les comptes de la cour.
Sources : Sei Shōnagon, Notes de chevet (Makura no Sōshi) · Engishiki (延喜式)

Voir aussi