La carte de Ismaïl Samani
Ash / harisa (potage épais, socle nourrissant du dastarkhan)

Harisa-ye lashkari (bouillie de blé et d'agneau des campagnes)

VoyageDocumentée🧂 🍄facile2 h 30 (dont 2 h de cuisson passive)

Épaisse bouillie obtenue en cuisant longuement du blé concassé avec de l'agneau jusqu'à ce que la viande se défasse en fibres dans la masse crémeuse. Assaisonnée de cannelle et de beurre clarifié, c'est un plat d'une simplicité rustique mais d'un réconfort profond, servi brûlant dans des bols de terre.

Ash / harisa (potage épais, socle nourrissant du dastarkhan)

Épaisse bouillie obtenue en cuisant longuement du blé concassé avec de l'agneau jusqu'à ce que la viande se défasse en fibres dans la masse crémeuse. Assaisonnée de cannelle et de beurre clarifié, c'est un plat d'une simplicité rustique mais d'un réconfort profond, servi brûlant dans des bols de terre.

Quand l'armée marche vers Balkh ou Samarkand, il n'est point question de pilaf ni de raffinements. Mes hommes ont besoin de force, et la harisa la leur donne. On met le blé et le mouton dans le chaudron avant l'aube, et l'on touille, l'on touille encore, jusqu'à ce que la viande disparaisse dans le grain. Un homme qui a mangé sa harisa peut chevaucher tout le jour sans faiblir. Je fais verser dessus du beurre fondu et un nuage de cannelle — même en campagne, un émir ne mange pas sans grâce.
Ismaïl Samani
Ingrédients
  • Blé concassé (djarish)Deux bonnes poignées (Base céréalière)
  • Épaule ou collier d'agneauUn morceau avec l'os (Protéine et goût)
  • Beurre clarifié (roghan)Un bon morceau (Richesse et finition)
  • Cannelle en bâtonUn morceau (Parfum chaud)
  • SelSelon le goût (Assaisonnement)
  • EauEn abondance (Cuisson longue)
Comment on faisait : La harisa est l'un des plats les plus anciennement documentés de la cuisine islamique médiévale. Le Kitab al-Tabikh d'al-Warraq (Xe siècle) en donne plusieurs versions. Al-Mas'udi mentionne qu'elle était servie aux troupes et aux voyageurs dans les caravansérails. Le blé concassé (djarish) était préféré au riz pour sa capacité à épaissir et à rassasier.
Sources : Nawal Nasrallah, Annals of the Caliphs' Kitchens: Ibn Sayyār al-Warrāq's Tenth-Century Baghdadi Cookbook, Brill, 2007 · Al-Mas'udi, Muruj adh-Dhahab (Les Prairies d'or), trad. Barbier de Meynard, IXe siècle

Voir aussi