Potage (la soupe-socle du dîner)
Panade aux herbes du potager
QuotidienReconstitution🧂facile35 min
Une bouillie douce de pain trempé et longuement fondu, éclaircie d'un jaune d'œuf et relevée d'une poignée d'herbes vertes. Nourrissante, économique, réconfortante : la soupe des jours ordinaires.
Potage (la soupe-socle du dîner)
Une bouillie douce de pain trempé et longuement fondu, éclaircie d'un jaune d'œuf et relevée d'une poignée d'herbes vertes. Nourrissante, économique, réconfortante : la soupe des jours ordinaires.
Approchez, et ne vous moquez point de la simplicité de mon écuelle. J'ai passé ma vie à classer les plantes du royaume, et voyez l'ironie : ce sont ces mêmes herbes, le cerfeuil et l'oseille, qui font tout le prix de ma soupe quand le reste vient à manquer. Je fais fondre le pain dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'oppose plus de résistance, je lie d'un jaune d'œuf, et je nomme chaque feuille que j'y jette comme un ami. La fortune m'a peu souri, monsieur ; cette panade, elle, ne m'a jamais trahi.
Ingrédients
- •Pain rassis — quelques tranches (socle nourrissant)
- •Eau ou bouillon de légumes — un grand bol (liquide de cuisson)
- •Beurre frais — une noix (rondeur)
- •Cerfeuil, oseille, persil — une bonne poignée (parfum (signature))
- •Jaune d'œuf — un (liaison)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La panade (du latin panis, le pain) était le potage du pauvre par excellence : on récupérait le pain dur pour ne rien gaspiller. Dans les maisons modestes comme dans les hospices, on la liait au jaune d'œuf les bons jours, au seul beurre les autres.