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Panade aux herbes du potager
Pourquoi ce plat ? C'était l'ordinaire d'un homme de science aux revenus minces : du pain rassis, de l'eau, un peu de beurre et les herbes que Lamarck, botaniste avant tout, savait reconnaître entre toutes. La fin de sa vie, marquée par une réelle pauvreté, dut souvent se contenter de cette panade-là.
Une bouillie douce de pain trempé et longuement fondu, éclaircie d'un jaune d'œuf et relevée d'une poignée d'herbes vertes. Nourrissante, économique, réconfortante : la soupe des jours ordinaires.
Approchez, et ne vous moquez point de la simplicité de mon écuelle. J'ai passé ma vie à classer les plantes du royaume, et voyez l'ironie : ce sont ces mêmes herbes, le cerfeuil et l'oseille, qui font tout le prix de ma soupe quand le reste vient à manquer. Je fais fondre le pain dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'oppose plus de résistance, je lie d'un jaune d'œuf, et je nomme chaque feuille que j'y jette comme un ami. La fortune m'a peu souri, monsieur ; cette panade, elle, ne m'a jamais trahi.
- •Pain rassis — quelques tranches (socle nourrissant)
- •Eau ou bouillon de légumes — un grand bol (liquide de cuisson)
- •Beurre frais — une noix (rondeur)
- •Cerfeuil, oseille, persil — une bonne poignée (parfum (signature))
- •Jaune d'œuf — un (liaison)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Panade aux herbes du potager
Une bouillie douce de pain trempé et longuement fondu, éclaircie d'un jaune d'œuf et relevée d'une poignée d'herbes vertes. Nourrissante, économique, réconfortante : la soupe des jours ordinaires.
Pourquoi ce plat ? C'était l'ordinaire d'un homme de science aux revenus minces : du pain rassis, de l'eau, un peu de beurre et les herbes que Lamarck, botaniste avant tout, savait reconnaître entre toutes. La fin de sa vie, marquée par une réelle pauvreté, dut souvent se contenter de cette panade-là.
Approchez, et ne vous moquez point de la simplicité de mon écuelle. J'ai passé ma vie à classer les plantes du royaume, et voyez l'ironie : ce sont ces mêmes herbes, le cerfeuil et l'oseille, qui font tout le prix de ma soupe quand le reste vient à manquer. Je fais fondre le pain dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'oppose plus de résistance, je lie d'un jaune d'œuf, et je nomme chaque feuille que j'y jette comme un ami. La fortune m'a peu souri, monsieur ; cette panade, elle, ne m'a jamais trahi.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis — quelques tranches (socle nourrissant)
- Eau ou bouillon de légumes — un grand bol (liquide de cuisson)
- Beurre frais — une noix (rondeur)
- Cerfeuil, oseille, persil — une bonne poignée (parfum (signature))
- Jaune d'œuf — un (liaison)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Pain de campagne rassis — 150 g (socle)
- Bouillon de légumes léger — 70 cl (liquide)
- Beurre — 25 g (rondeur)
- Cerfeuil + oseille + persil — 1 grosse poignée ciselée (herbes signature)
- Jaune d'œuf — 1 (liaison)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Émiettez le pain rassis dans une casserole et couvrez du bouillon chaud.
- Laissez fondre à feu doux 20 à 25 min en remuant, jusqu'à obtenir une bouillie lisse.
- Ajoutez le beurre et les herbes ciselées, salez.
- Hors du feu, incorporez le jaune d'œuf en fouettant vivement pour lier sans le coaguler.
- Servez aussitôt, bien chaud, dans une écuelle de terre.
Comment on faisait : La panade (du latin panis, le pain) était le potage du pauvre par excellence : on récupérait le pain dur pour ne rien gaspiller. Dans les maisons modestes comme dans les hospices, on la liait au jaune d'œuf les bons jours, au seul beurre les autres.
Le twist contemporain : Servez-la en verrine tiède avec un trait d'huile d'herbes et quelques pousses de cresson : la soupe du savant devient amuse-bouche printanier.
Jean-Baptiste Lamarck · Charactorium





