La carte de Jean-Baptiste Lamarck
Panade aux herbes du potager
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Potage (la soupe-socle du dîner)

Panade aux herbes du potager

QuotidienReconstitution🧂facile35 min
Potage (la soupe-socle du dîner)

Panade aux herbes du potager

Pourquoi ce plat ? C'était l'ordinaire d'un homme de science aux revenus minces : du pain rassis, de l'eau, un peu de beurre et les herbes que Lamarck, botaniste avant tout, savait reconnaître entre toutes. La fin de sa vie, marquée par une réelle pauvreté, dut souvent se contenter de cette panade-là.

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Potage (la soupe-socle du dîner)

Une bouillie douce de pain trempé et longuement fondu, éclaircie d'un jaune d'œuf et relevée d'une poignée d'herbes vertes. Nourrissante, économique, réconfortante : la soupe des jours ordinaires.

Approchez, et ne vous moquez point de la simplicité de mon écuelle. J'ai passé ma vie à classer les plantes du royaume, et voyez l'ironie : ce sont ces mêmes herbes, le cerfeuil et l'oseille, qui font tout le prix de ma soupe quand le reste vient à manquer. Je fais fondre le pain dans l'eau jusqu'à ce qu'il n'oppose plus de résistance, je lie d'un jaune d'œuf, et je nomme chaque feuille que j'y jette comme un ami. La fortune m'a peu souri, monsieur ; cette panade, elle, ne m'a jamais trahi.
Jean-Baptiste Lamarck
Ingrédients
  • Pain rassisquelques tranches (socle nourrissant)
  • Eau ou bouillon de légumesun grand bol (liquide de cuisson)
  • Beurre fraisune noix (rondeur)
  • Cerfeuil, oseille, persilune bonne poignée (parfum (signature))
  • Jaune d'œufun (liaison)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La panade (du latin panis, le pain) était le potage du pauvre par excellence : on récupérait le pain dur pour ne rien gaspiller. Dans les maisons modestes comme dans les hospices, on la liait au jaune d'œuf les bons jours, au seul beurre les autres.

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