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Asperges à l'huile et au vinaigre
Pourquoi ce plat ? Fontenelle raffolait des asperges au point qu'une anecdote célèbre court sur son compte : amateur des asperges à l'huile, il aurait, par politesse, fait préparer la moitié du plat au beurre pour un ami qui les aimait ainsi ; l'ami étant tombé raide mort avant le dîner, on prête à Fontenelle ce cri filant vers la cuisine — « Tout à l'huile ! ». Anecdote sans doute polie par les salons, mais qui dit vrai sur sa passion pour ce légume.
De belles asperges tièdes, fermes, nappées d'une simple liaison d'huile, de vinaigre, de sel et d'un peu de poivre : la sobriété élégante d'un homme qui faisait de la modération un art de vivre.
Voyez-vous, j'ai toujours tenu que les grandes querelles se logent dans les petites choses : on dispute des mondes, et l'on dispute aussi de l'asperge. Pour moi, point d'hésitation — l'huile, le vinaigre, un grain de sel, et qu'on me laisse à mon plaisir. Je les veux cueillies du matin, à peine attendries dans l'eau bouillante, encore croquantes sous la dent, car une asperge trop cuite est comme un esprit trop sollicité : elle perd toute tenue. Mangez-en peu, mais mangez-en bien : voilà tout mon secret, et il m'aura mené fort loin.
- •Asperges fraîches (de préférence violettes) — une belle botte (le légume vedette)
- •Huile d'olive fine — ce qu'il faut (corps de la sauce)
- •Vinaigre de vin — un trait (acidité)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Poivre — une pincée (relèvement discret)
Asperges à l'huile et au vinaigre
De belles asperges tièdes, fermes, nappées d'une simple liaison d'huile, de vinaigre, de sel et d'un peu de poivre : la sobriété élégante d'un homme qui faisait de la modération un art de vivre.
Pourquoi ce plat ? Fontenelle raffolait des asperges au point qu'une anecdote célèbre court sur son compte : amateur des asperges à l'huile, il aurait, par politesse, fait préparer la moitié du plat au beurre pour un ami qui les aimait ainsi ; l'ami étant tombé raide mort avant le dîner, on prête à Fontenelle ce cri filant vers la cuisine — « Tout à l'huile ! ». Anecdote sans doute polie par les salons, mais qui dit vrai sur sa passion pour ce légume.
Voyez-vous, j'ai toujours tenu que les grandes querelles se logent dans les petites choses : on dispute des mondes, et l'on dispute aussi de l'asperge. Pour moi, point d'hésitation — l'huile, le vinaigre, un grain de sel, et qu'on me laisse à mon plaisir. Je les veux cueillies du matin, à peine attendries dans l'eau bouillante, encore croquantes sous la dent, car une asperge trop cuite est comme un esprit trop sollicité : elle perd toute tenue. Mangez-en peu, mais mangez-en bien : voilà tout mon secret, et il m'aura mené fort loin.
Ingrédients (version d’époque)
- Asperges fraîches (de préférence violettes) — une belle botte (le légume vedette)
- Huile d'olive fine — ce qu'il faut (corps de la sauce)
- Vinaigre de vin — un trait (acidité)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Poivre — une pincée (relèvement discret)
Ingrédients
- Asperges (vertes ou violettes) — 500 g (le légume vedette)
- Huile d'olive vierge — 3 c. à soupe (corps de la vinaigrette)
- Vinaigre de vin blanc — 1 c. à soupe (acidité)
- Sel fin — 1/2 c. à café (assaisonnement)
- Poivre du moulin — 2 tours (relèvement)
Préparation
- Épluchez les asperges du collet vers la base et coupez les talons fibreux.
- Liez-les en petits fagots et plongez-les dans une grande casserole d'eau bouillante salée, pointes vers le haut.
- Cuisez 8 à 12 minutes selon la grosseur : la pointe d'un couteau doit entrer sans résistance mais le légume rester ferme.
- Égouttez délicatement et laissez tiédir.
- Fouettez l'huile, le vinaigre, le sel et le poivre en une vinaigrette serrée.
- Nappez les asperges tièdes au moment de servir, sans les noyer.
Comment on faisait : Au XVIIe et XVIIIe siècles, l'asperge est un légume prisé des tables raffinées, cultivé dans les potagers royaux et bourgeois. On la servait tiède, soit au beurre fondu, soit « à l'huile » comme une salade — d'où la fameuse dispute de goût qui opposait les convives. La Varenne en donne déjà des apprêts dans Le Cuisinier françois (1651).
Le twist contemporain : Dressez-les en éventail sur l'ardoise, pointes alignées, et déposez à côté un œuf mollet tiède : la jaune coulante remplace, avec malice, le beurre du camp adverse.
Sources : François Pierre de La Varenne, Le Cuisinier françois, 1651 · Anecdote rapportée dans la tradition des mémorialistes du XVIIIe siècle (récit popularisé, valeur littéraire)
Fontenelle · Charactorium





