La carte de Jean de La Bruyère
Cotignac de coings
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Confiture sèche d'office (fruit de garde)

Cotignac de coings

ConservationDocumentée🍯 🍋moyen1 h 30 + séchage
Confiture sèche d'office (fruit de garde)

Cotignac de coings

Pourquoi ce plat ? L'office de Chantilly regorgeait de confitures sèches, ces douceurs de longue garde qu'on offrait aux hôtes et qu'on déposait sur la table avec l'hypocras. Le cotignac, pâte de coing ferme et parfumée, était de ces présents raffinés que La Bruyère voyait circuler dans le monde des cours qu'il a si finement croqué.

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Confiture sèche d'office (fruit de garde)

Une pâte de coing dense, ambrée et acidulée, taillée en petits cubes : se conserve des mois, parfaite à offrir ou à grignoter.

Le coing, ce fruit âpre qu'on ne saurait croquer cru, devient par la cuisson la plus suave des douceurs. On le cuit longuement avec son poids de sucre, jusqu'à ce que la pâte tienne au couteau et prenne cette belle couleur d'ambre. On la garde des mois entiers dans des boîtes : voilà une douceur qui ne se corrompt point, comme devrait l'être un bon renom. J'en offre volontiers à mes visiteurs ; c'est un présent modeste qui en dit plus qu'un long compliment.
Jean de La Bruyère
Ingrédients
  • Coingsplusieurs, bien mûrs (fruit de base)
  • Sucreà peu près le poids de la pulpe (conservation et douceur)
  • Jus de citron ou verjusun filet (acidité, aide à la prise)
Comment on faisait : Le cotignac (de l'ancien nom du coing, « coing » venant de Cydonia) est une confiture sèche attestée depuis le Moyen Âge ; celui d'Orléans, vendu en boîtes rondes, était célèbre. Au XVIIe siècle, les confitures sèches étaient un art à part entière de l'« office », pièce dédiée aux douceurs, et un cadeau diplomatique courant. Le sucre, encore précieux, en faisait un luxe de conservation.
Sources : La Varenne, Le Confiturier françois, 1660 · Nicolas de Bonnefons, Les Délices de la campagne, 1654

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