La carte de Élisabeth Vigée Le Brun
La confiture de groseilles pour les longs voyages
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Confiture de garde, entremets sucré du dessert et provision d'office

La confiture de groseilles pour les longs voyages

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Confiture de garde, entremets sucré du dessert et provision d'office

La confiture de groseilles pour les longs voyages

Pourquoi ce plat ? Émigrée pendant douze années à travers l'Europe (Italie, Autriche, Russie, Allemagne), Vigée Le Brun connut la vie itinérante. Les confitures, qui se gardent des mois en pot, étaient la douceur de voyage et d'office par excellence du XVIIIe siècle — un éclat de fruit français à emporter loin de Paris.

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Confiture de garde, entremets sucré du dessert et provision d'office

Des groseilles rouges cuites avec du sucre jusqu'à former une gelée brillante et acidulée, qui se conserve longtemps en pot — la douceur de réserve des maisons et des voyageurs d'autrefois.

Dans mes longues pérégrinations loin de la France, rien ne me rappelait mieux le pays qu'un pot de confiture de groseilles. On choisit les grains bien rouges et fermes, on les cuit avec leur poids de sucre clarifié jusqu'à ce qu'une goutte tienne sur l'assiette froide, puis on emplit les pots qu'on garde au frais de l'office. Cette gelée vermeille, claire comme un rubis, se gardait des saisons entières et me suivait de cour en cour. J'en offrais à mes hôtes : c'était un peu de mon pays que je portais avec moi.
Élisabeth Vigée Le Brun
Ingrédients
  • Groseilles rougesà volonté, bien mûres (fruit)
  • Sucre clarifiéautant que de fruit (conservation et douceur)
Comment on faisait : Les confitures étaient au XVIIIe siècle l'art de l'office, distinct de la cuisine : on y maîtrisait la cuisson du sucre pour conserver les fruits hors saison. La groseille, fruit du Nord de la France, donnait une gelée réputée pour sa belle couleur et son acidité — servie au dessert ou offerte en présent. Le sucre, encore coûteux, en faisait une douceur de qualité.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise (1746) · Élisabeth Vigée Le Brun, Souvenirs (1835-1837)

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