La carte de Émilie du Châtelet
Confiture de mirabelles de Lorraine
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Le fruit (dernier service)

Confiture de mirabelles de Lorraine

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen1 h (+ macération)
Le fruit (dernier service)

Confiture de mirabelles de Lorraine

Pourquoi ce plat ? Émilie passa ses derniers mois à la cour de Lunéville, en Lorraine, où elle mourut en 1749. La mirabelle, petite prune dorée emblématique de cette région, se conservait l'hiver en confiture — un savoir-faire domestique que toute grande maison maîtrisait pour garnir 'le fruit' en fin de repas.

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Le fruit (dernier service)

Petites prunes dorées de Lorraine confites lentement dans leur sucre jusqu'à devenir une marmelade ambrée et parfumée. Une douceur de garde qui prolonge l'été jusqu'au cœur de l'hiver.

Lorsque je séjournais à Lunéville, on m'apportait ces petites prunes d'or que la Lorraine produit comme nulle part ailleurs. Quand la saison en donne trop pour qu'on les mange fraîches, on les fait confire : du sucre, de la patience, et un feu qu'on surveille comme une expérience délicate — ni trop vif, ni trop lent. Bien close en pot, cette confiture vous rappelle au mois de janvier le soleil qui l'a mûrie. C'est là, je crois, une autre manière de vaincre le temps.
Émilie du Châtelet
Ingrédients
  • Mirabelles bien mûres, dénoyautéesplein un panier (fruit)
  • Sucrepresque autant que de fruits (conservation et douceur)
Comment on faisait : Avant la stérilisation moderne, le sucre était le grand agent de conservation : en saturant le fruit, il empêchait les micro-organismes de s'y développer. Les 'confitures' (au sens large : fruits confits, pâtes, gelées) garnissaient le dernier service des repas aristocratiques et témoignaient de l'opulence d'une maison, le sucre demeurant un produit coûteux.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise, 1746 · Nicolas Appert (postérieur), L'Art de conserver, 1810

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