La carte de Antoine de Lavoisier
Cotignac de coings de Fréchines
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Confiture sèche (office / dessert)

Cotignac de coings de Fréchines

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen2 h (+ séchage 24-48 h)
Confiture sèche (office / dessert)

Cotignac de coings de Fréchines

Pourquoi ce plat ? Le domaine de Lavoisier à Fréchines se trouve aux portes de l'Orléanais, patrie du fameux cotignac. Cette pâte de coings, qui se conservait des mois, prolonge l'esprit de ses expériences agronomiques : tirer le meilleur d'une récolte et n'en rien perdre.

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Confiture sèche (office / dessert)

Une pâte de fruits ferme et translucide, faite de coings et de sucre longuement réduits, que l'on découpe en losanges. Acidulée et parfumée, elle se gardait tout l'hiver dans l'office.

Voyez comme rien ne se perd des fruits de mon verger. Les coings de l'automne, durs et âpres crus, je les fais cuire jusqu'à ce qu'ils rendent leur gelée, puis réduire avec le sucre tour à tour, en surveillant la matière qui s'épaissit et prend cette belle couleur d'ambre. On la coule, on la sèche, on la découpe en losanges. Ainsi conservé, ce cotignac traverse l'hiver entier : une transformation patiente, et combien instructive, de la substance du fruit.
— Antoine de Lavoisier
Ingrédients
  • •Coings bien mûrs — une bonne quantité (fruit de base)
  • •Sucre — à poids égal de la pulpe (conservation et liant)
  • •Eau — à couvrir (première cuisson)
Comment on faisait : Le cotignac d'Orléans, pâte de coings vendue en boîtes rondes d'épicéa, était une confiserie réputée dès le Moyen Âge et offerte aux rois de passage. Au XVIIIe siècle, les confitures « sèches » figuraient au dessert et garnissaient l'office des grandes maisons, où elles se gardaient longtemps grâce au sucre.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise, 1746 · Nicolas de Bonnefons, Les Délices de la campagne, 1654

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