Saffransvetekrans — couronne de fête au safran et à la cardamome
Une couronne tressée de pâte briochée jaune d'or, parfumée au safran et à la cardamome, garnie d'amandes et de sucre perlé. Le pain des jours heureux, posé au centre de la table de fête.
Une couronne tressée de pâte briochée jaune d'or, parfumée au safran et à la cardamome, garnie d'amandes et de sucre perlé. Le pain des jours heureux, posé au centre de la table de fête.
Aux jours de fête, on tressait à la maison une belle couronne dorée, sa pâte teintée de safran et tout embaumée de cardamome. Je me souviens du fil de safran que l'on faisait infuser pour donner à la mie cette couleur de soleil d'hiver, et des amandes que l'on semait par-dessus. On la posait au centre de la table, et chacun en rompait un morceau. Quelle que fût la salle où l'on m'acclamait, c'est ce parfum-là qui me ramenait, en un instant, aux fêtes de mon pays.
- •Farine de froment — ce qu'il faut (structure)
- •Safran — quelques fils (couleur et parfum)
- •Cardamome moulue — généreusement (parfum (signature))
- •Lait et beurre — en quantité (moelleux)
- •Œufs — un ou deux (richesse et dorure)
- •Amandes et sucre — pour le dessus (garniture)
Saffransvetekrans — couronne de fête au safran et à la cardamome
Une couronne tressée de pâte briochée jaune d'or, parfumée au safran et à la cardamome, garnie d'amandes et de sucre perlé. Le pain des jours heureux, posé au centre de la table de fête.
Pourquoi ce plat ? Pour les grandes occasions et les fêtes d'hiver suédoises, on tressait une couronne de pâte dorée au safran, parfumée à la cardamome — la pâtisserie d'apparat de l'enfance et des célébrations. Évoquer la cantatrice fêtée dans toutes les cours d'Europe par un pain de fête de son pays natal, c'est lui rendre un peu de la Suède qu'elle portait partout.
Aux jours de fête, on tressait à la maison une belle couronne dorée, sa pâte teintée de safran et tout embaumée de cardamome. Je me souviens du fil de safran que l'on faisait infuser pour donner à la mie cette couleur de soleil d'hiver, et des amandes que l'on semait par-dessus. On la posait au centre de la table, et chacun en rompait un morceau. Quelle que fût la salle où l'on m'acclamait, c'est ce parfum-là qui me ramenait, en un instant, aux fêtes de mon pays.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — ce qu'il faut (structure)
- Safran — quelques fils (couleur et parfum)
- Cardamome moulue — généreusement (parfum (signature))
- Lait et beurre — en quantité (moelleux)
- Œufs — un ou deux (richesse et dorure)
- Amandes et sucre — pour le dessus (garniture)
Ingrédients
- Farine de blé — 500 g (structure)
- Safran — 1 dose (0,5 g) (couleur et parfum)
- Cardamome verte moulue — 1,5 c. à café (parfum (signature))
- Lait tiède — 25 cl (moelleux)
- Beurre mou — 100 g (moelleux)
- Levure de boulanger fraîche — 25 g (levée)
- Sucre — 100 g (douceur)
- Œuf — 1 (+ 1 jaune pour dorer) (richesse et dorure)
- Amandes effilées et sucre perlé — pour le dessus (garniture)
Préparation
- Faire infuser le safran dans le lait tiède 10 min ; y délayer la levure.
- Mélanger farine, sucre, cardamome, l'œuf et le beurre avec le lait safrané ; pétrir une pâte souple et lever 1 h.
- Diviser en trois brins, les rouler et les tresser, puis fermer la tresse en couronne.
- Laisser lever 30 à 40 min, dorer au jaune d'œuf, parsemer d'amandes effilées et de sucre perlé.
- Cuire à 200 °C 20 à 25 min jusqu'à une belle dorure ; laisser tiédir avant de servir.
Comment on faisait : Le safran, denrée précieuse importée, colorait les pâtisseries de fête suédoises, en particulier autour de la Sainte-Lucie et de Noël. La cardamome restait l'épice quotidienne du fournil ; ensemble, elles signaient la pâtisserie des grands jours.
Le twist contemporain : Présentez la couronne entière sur une planche, ceinte d'une bougie au centre façon Sainte-Lucie ; un glaçage léger au sucre et quelques zestes d'orange en font une pièce de fête contemporaine.
Sources : Cajsa Warg, Hjelpreda i hushållningen för unga fruentimber (1755)
Jenny Lind · Charactorium